Septicflesh: The Great Mass

Vous avez de la chance qu’il y ait eu cet article de Gnome Stew à placer entre la critique de l’album de Samael et celui-ci, sinon c’était aller-retour black/death métal avec The Great Mass, nouvel album en date de Septicflesh.

Si un jour on m’avait dit que j’achèterais un album de Septicflesh… Oui, parce que faut pas croire: ce n’est parce que j’en ai chroniqué des trouzées ces derniers mois que je suis fan de longue date de black ou de death métal. Pendant longtemps j’ai évité le genre aussi soigneusement que les bacs « chanson française » ou les obligations militaires. Il faut dire que, pendant longtemps également, c’était un genre qui ressemblait plus à une catastrophe ferroviaire remixée à la guitare électrique qu’à quelque chose de vaguement musical.

Mais, depuis quelques années, les métaleux se sont tournés vers de nouveaux horizons (voir un de mes commentaires précédent sur le thème « le black métal mène à tout »): indus, électro, métal progressif ou métal symphonique, notamment. Dans le cas présent, c’est le métal symphonique, ce qui place directement le death mélodique de Septicflesh dans la cour de groupes comme Dimmu Borgir.

Comparé aux Norvégiens, le style de Septicflesh est plus soutenu, moins nawak; c’est ce qui fait sa grande force. Dix morceaux plutôt brefs (quatre à cinq minutes), une musique puissante et mélodique – appuyée par l’équivalent en orchestre symphonique du Strategic Air Command, histoire de bien calmer l’opposition – et des compositions qui donnent dans l’épique. Des esprits mal intentionnés y verraient même une once de progressif, c’est dire.

« The Vampire from Nazareth », qui ouvre l’album, ne cache rien des intentions narratives comme musicales du groupe: ça va blasphémer, hurler, growler, avec des grosses guitares, une section rythmique tricarde dans tous les congrès de sismologues et un orchestre avec des chœurs. La suite est à l’avenant, tantôt lente dans « A Great Mass of Death », le monstrueux « Pyramid God » ou « The Undead Keep Dreaming », tantôt plus excité comme avec « Five-Pointed Star », « Oceans of Grey », « Rising » ou « Mad Architect ». Au final, à peu rien à jeter dans cet album, surtout pas le final « Therianthropy » aux vocaux clairs en contrepoint.

Ce n’est pas le même registre que Samael, mais c’est également un métal qui n’est pas recommandé aux petites choses sensibles: la grand-messe de Septicflesh n’est pas exactement parfumée de myrrhe et d’encens (avec un titre comme « A Great Mass of Death », à bon entendeur!). Mais là encore, les âmes aguerries y trouveront largement leur bonheur: si j’en crois une rapide revue de presse, la critique applaudit The Great Mass et je vais faire de même, parce que ce n’est pas volé.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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