“The Labyrinth Index”, de Charles Stross

"The Labyrinth Index", de Charles Stross

Neuvième volume de la série The Laundry – et troisième lu à la suite cette année – The Labyrinth Index, de Charles Stross, enchaîne sur les événements de The Delirium Brief et envoie Mhari et une brochette d’agents de la Laverie aux USA, affronter les Nazgûls.

“The Delirium Brief”, de Charles Stross

"The Delirium Brief", de Charles Stross

On dirait bien que je suis en mode “suite”, ces jours. Parce qu’après le deuxième tome de Terra Ignota, je me suis attaqué au huitième de The Laundry, de Charles Stross, The Delirium Brief, lu à la suite de The Nightmare Stacks. On y retrouve ce genre Bob Oliver Francis Howard (non, ce n’est pas son vrai nom) dans une merde à grand spectacle. Littéralement.

“115° vers l’épouvante”, de Lazare Guillemot

"115° vers l'épouvante", de Lazare Guillemot

Le roman de Lazare Guillemot, 115° vers l’épouvante, commence par un nuage bizarre. Dans un coin perdu de Cornouailles dans les années 1920, Billy est un orphelin qui s’improvise “guide officiel” pour les rares touristes qui viennent visiter les pierres levées de la région. Jusqu’au jour où lui et le prêtre catholique qu’il accompagne sont agressés par un nuage en forme de batracien.

“Celle qui n’avait pas peur de Cthulhu”, de Karim Berrouka

"Celle qui n'avait pas peur de Cthulhu", de Karim Berrouka

Cthulhu revient parmi les siens! Eh oui, le réveil du Dieu ancien et néanmoins poulpique est proche. Sauf que la clé de ce réveil est une jeune femme, Celle qui n’a pas peur de Cthulhu, et c’est l’histoire de cette derrière que nous narre le fort narrant Karim Berrouka dans son dernier roman.

« H.P.L. », de Roland C. Wagner

« H.P.L. » de Roland C. Wagner

Quand on parle de Howard Philip Lovecraft, je m’attire toujours des regards noirs de la part de certains de mes collègues rôlistes quand je dis que je n’aime pas ses écrits – et j’ai du mal aussi avec le bonhomme, d’ailleurs. Du coup, qu’est-ce qui m’a poussé à acheter ce H.P.L., de Roland C. Wagner?

The Great Old Ones: EOD – A Tale of Dark Legacy

The Great Old Ones: EOD – A Tale of Dark Legacy

Dans la série des choses qui tombent mal, The Great Old Ones passent en concert à un kilomètre de chez moi, mais un soir où j’ai un autre truc de prévu. Zutre! Bon, du coup, je me console avec leur dernier album, EOD: A Tale of Dark Legacy. Enfin, “console”, quand on parle de black-metal lovecraftien, ce n’est peut-être pas le terme le plus approprié…

The Great Old Ones: Tekeli-li

The Great Old Ones: Tekeli-li

J’ai parfois l’impression qu’une grande partie de mes goûts culturels peuvent se résumer par « je n’aime pas X, mais… » Exemple concret: je n’aime pas H.P. Lovecraft, mais Tekeli-li, album du groupe français The Great Old Ones inspiré par Par-delà les montagnes hallucinées, est très bien.

“Equoid”, de Charles Stross

Vous vous rappelez de Bob Howard, le sympathique (quoique légèrement psychotique) agent gouvernemental britannique créé par Charles Stross pour sa série The Laundry et qui traque les Créatures Avec Beaucoup Trop De Tentacules? Il nous revient dans une histoire courte, mais percutante: Equoid.

Ce cher Bob est mandé par sa supérieure pour aller enquêter sur une possible infestation dans la campagne anglaise profonde. Évidemment, pour que ce soit un agent de la Laverie qui s’y colle, on ne parle pas de ratons-laveurs ou de crapauds-buffles, mais de licornes. Ce n’est pas une bonne nouvelle.

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“The Apocalypse Codex”, de Charles Stross

Dans The Apocalypse Codex, quatrième volet des aventures geeko-lovecraftiennes de Bob Howard, informaticien démonologiste au service de Sa Majesté, signé Charles Stross, notre héros doit affronter des créatures toujours plus malfaisantes: un prédicateur américain adepte de textes très apocryphes, des zombies parasités par des symbiotes extra-terrestres, des cours de management pour fonctionnaire de la Couronne et, comme toujours, sa propre hiérarchie, qui ne lui dit pas tout.

On retrouve dans cet ouvrage les ingrédients qui ont fait le succès de la série: un héros cynique face aux horreurs non-euclidiennes (la version à tentacules ou celle à base de formulaires en triple exemplaires et de mémos inter-offices), de l’occultisme méchant sur fond de fin du monde qui approche, voire qui accélère, et de la référence geek en pagaille.

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Witch Doctor, tome 1: “Under the Knife”

C’est via BoingBoing que j’ai découvert Witch Doctor, série de comics narrant les exploits du docteur Vincent Morrow, de son assistant Eric Gast et de son anesthésiste Penny Dreadful. Dit comme cela, ça a l’air un peu zen et petites fleurs, mais le bon docteur est en fait spécialisé dans les cas de médecine paranormale. Ses patients sont des enfants possédés, des hommes-poissons et des autres fées peu aimables.

L’article de BoingBoing parle d’un croisement entre Doctor Who et Spider Jerusalem, ce qui n’est pas complètement faux, j’aurais tendance à lorgner du côté des Laundry Files et de House MD. Bon, évidemment, quand on parle d’un toubib sociopathe spécialisé dans les cas particuliers, le nom de House vient assez facilement à l’esprit. L’héritage des Laundry Files est à chercher dans la cosmogonie lovecraftienne dans un contexte contemporain, avec une fin du monde à base de dieux indicibles très plausible (dans le contexte de l’histoire, donc).

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“The Fuller Memorandum”, de Charles Stross

Dans la foulée des Atrocity Archives et Jennifer Morgue, j’ai commandé, reçu et lu The Fuller Memorandum, troisième volume des aventures de Bob Howard, informaticien-démonologiste au service secret de Sa Majesté. En guise de destinations exotiques, nous avons cette fois-ci droit à Londres et sa banlieue – ce qui, vu de Genève, est déjà passablement exotique – et une intrigue également plus introspective, car centrée autour du bon docteur James Angleton, supérieur de Bob, et de la possibilité d’une taupe au sein du service.

Dans l’intro, le protagoniste-narrateur nous fait part de la fin de son athéisme et de la raison pour laquelle, lorsque Dieu reviendra, il l’attendra avec un fusil à pompe en gardant la dernière cartouche pour lui-même. Ça pose le ton: exit le décalage des précédents, cet épisode est considérablement plus sombre que les précédents. On y parle cultistes, dévoreurs d’âme, rituels morbides et nécropoles, et il faut bien toute la verve geeko-cynique de Bob pour avoir droit à quelques moments de rire dans ce volume.

Cela dit, la noirceur du ton n’ôte rien à la qualité de la trame et de l’écriture de Charles Stross. On sent encore le technophile (ancien administrateur système) derrière l’auteur, qui déteint sur son personnage; les interactions avec l’iPhone sont un régal. Un côté amusant du bouquin est qu’on a droit à différents points de vue, mais qui sont tout de même narrés par Bob – lequel n’hésite d’ailleurs pas à prévenir le lecteur que ce n’est peut-être pas tout-à-fait exact.

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“The Atrocity Archives” et “The Jennifer Morgue”, par Charles Stross

Bob Howard est ce que l’on pourrait appeler un espion standard. Entendez par là que ce n’est pas un surhomme en smoking qui dessoude des agents ennemis par palettes tout en buvant des vodka-martini et en draguant tout ce qui passe, mais un geek, fonctionnaire de la Couronne britannique. Bon, à part que son employeur, connu sous le nom de The Laundry, est plus secret que secret, car s’occupant d’incursions dans notre réalité par des entités extra-dimensionnelles dont la seule mention suffirait à rendre la moitié de la planète folle à lier.

J’avais beaucoup entendu parler de The Atrocity Archives et de sa suite, The Jennifer Morgue, série signée Charles Stross (je n’ai pas encore lu The Fuller Memorandum, ni les autres nouvelles) et j’avais jusque là un peu hésité, principalement par anti-lovecraftisme primaire. Car non, je n’aime pas non plus les histoires d’Horreur Indicible; je sais, je suis chiant, vous devriez avoir l’habitude, depuis le temps. Dans le cas présent, c’est un tort, car la série est tout bonnement excellente.

D’abord, c’est une série écrite par un geek, pour des geeks. Les références informatiques obscures, tout droit sorties du Jargon Book, sont nombreuses et souvent hilarantes; bon, ça implique qu’il faut avoir une certaine connaissance du folklore en question, sinon des références comme le “Scary Devil Monastery” – sans même parler du fait que les deuxième et troisième prénoms du protagonistes sont Oliver et Francis – risquent de vous passer loin au-dessus de la tête.

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