"14", de Peter Clines

“14”, de Peter Clines

Quand Nate Tucker, trentenaire de Los Angeles coincé dans un boulot à la con, est obligé de quitter son ancienne coloc, il est très content de trouver un nouvel appartement pas cher dans un vieux bâtiment de la périphérie. Sauf que, dans 14, roman de Peter Clines, la bâtisse en question renferme un grand nombre de mystères, à commence par l’éponyme appartement 14, fermé par pas moins de quatre cadenas.

Ne prêtez pas attention à la citation en exergue sur la couverture, qui compare 14 à Lost: s’il y a peut-être des points communs, le roman est largement moins chiant et tarabiscoté que la série télé. Déjà, il ne concentre que sur à peine une dizaine de personnages et pas l’équivalent d’une armée mexicaine. Ensuite, il est bien plus ancré dans le réel, ce qui rend les aspects fantastiques encore plus marquants.

Au début du bouquin, on est vraiment au niveau d’un fantastique subtil: Nate a une applique qui produit de la lumière noire, quelle que soit l’ampoule qu’on y visse. Une autre locataire a un appartement qui est toujours à 69° F, quel que soit le temps. Sans parler de l’ascenseur qui ne fonctionne jamais, des portes qui ne donnent sur rien et des inscriptions sur les murs, sous la peinture.

Une grande partie de l’intrigue consiste en une enquête, par certains des résidents de l’immeuble – Nate en tête – pour en découvrir les secrets. Ceux-ci sont du genre massifs et, sans trop en révéler, ils impliquent un certain inventeur croate et un écrivain originaire de Providence. Le tout débouche sur un final apocalyptique – littéralement.

C’est peut-être le principal défaut du bouquin: la première partie est longue – sans doute trop. Vers la moitié, je commençais sérieusement à me demander où l’auteur voulait vraiment en venir. Il y a comme un problème de rythme, heureusement contrebalancé par des personnages attachants et une écriture agréable.

Les pages de 14 fourmillent également de références geeks, principalement venant des personnages eux-mêmes, qui assez rapidement s’identifient aux protagonistes de Scooby-Doo dans leur chasse au mystère. On retrouve aussi des références à Torchwood ou Star Trek.

En résumé, j’ai beaucoup aimé lire 14; je ne regrette pas de m’être fait quelque peu moubourrer par mes collègues blogueurs. L’intrigue est très originale et les personnages bien campés. Il est peut-être un poil trop long ou, à tout le moins, un peu foireux côté rythme (et un peu capillotracté à certains moments), mais c’est un très bon roman de fantastique urbain.

Pour d’autres avis francophones, allez voir les blogs de Lune et de Cornwall.

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