65daysofstatic à Genève 

65daysofstatic à L'Usine, Genève

C’est l’automne, il fait froid, la semaine au bureau a été particulièrement intense et Twitter est en rade. Mais heureusement, le week-end s’annonce et, pour bien le commencer, il y a 65daysofstatic qui passe en concert à L’Usine!

Le gros avantage des concerts le vendredi soir, c’est que je n’ai – en théorie – pas à me soucier du réveil le lendemain. L’avantage des concerts à L’Usine, c’est que je n’ai pas non plus trop à me soucier de ne pas rater le dernier bus, surtout le vendredi. Donc, bonheur déjà dès l’intitulé.

Thought Forms à L'Usine, Genève

Thought Forms

Sans être la foule des grands soirs, la salle est déjà à moitié pleine – probablement au trois-quarts à la fin – quand monte sur scène Thought Forms, le quatuor anglais qui assure la première partie. Ils proposent une musique sur une base de post-rock, mais avec du chant.

Je dois avouer que je n’ai pas été très emballé par leur prestation: ce n’est pas très énergique – contraste maximal sur ce point avec 65daysofstatic – et le groupe reste comme en retrait de lui-même; j’ai presque l’impression d’assister à une répétition plus qu’à un concert.

65daysofstatic à L'Usine, Genève

65daysofstatic

Puisqu’on en parle, 65daysofstatic monte sur scène à 23 heures pétantes. Ponctualité suisse, s’il vous plaît! Après, c’est un peu plus flou… Il faut dire que le mélange post-rock/électro du groupe n’est pas des plus simples à suivre. Enfin, si, mais sur scène, c’est une autre paire de manches.

D’abord, les musiciens ont tendance à ne pas rester confinés à un seul instrument, passant des claviers aux guitares – voire à la batterie – au fil des compositions. Le batteur passe même sur le devant de la scène pour faire joujou avec une boite à rythme.

Et tout ce petit monde voltige sur scène – enfin, quand je dis « voltige », ça tient plus du déplacement aléatoire au milieu de l’équivalent musical du chaos primordial que d’un ballet aérien. Nous autres spectateurs avons un peu l’impression d’être dans un accélérateur de particules; si ça se trouve, on va se retrouver avec des pouvoirs mutants.

Le concert n’est pas très long: un peu plus d’une heure, et deux morceaux en rappel, avec des pistes principalement de Wild Light et de Music for an Infinite Universe. C’est court, mais c’est intense: la musique de 65daysofstatic est dense, chaotique et les musiciens semblent comme habités.

Je dois néanmoins avouer que j’ai été un peu moins impressionné par cette prestation que par celle de God Is an Astronaut; je ne saurais trop dire pourquoi, d’ailleurs, peut-être parce que j’espérais plus de morceaux du dernier album.

Néanmoins, ce fut un excellent concert, un de ceux dont on ressort comme d’une essoreuse, un sourire béat sur les lèvres et avec comme mot de la fin un « Wow! » ému.

Photos en cours de tri, bientôt sur Flickr sous licence Creative Commons.

EDIT: photos en ligne.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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