65daysofstatic. Music for an Infinitie Universe

65daysofstatic: Music for an Infinite Universe

Quand j’avais annoncé, après quelques mois de pause, que je revenais au post-rock avec du lourd, je ne pensais pas forcément à cet album, mais comme 65daysofstatic est annoncé à Genève ce vendredi, je me suis dit que ça valait la peine de jeter une oreille sur Music for an Infinite Universe, leur dernier album.

Groupe anglais, 65daysofstatic est une de ces formations qui ne se contentent plus du seul post-rock lambda et explorent des nouvelles pistes – électro, krautrock, symphonique, etc. Dans le cas présent, ils ont pris toutes ces inspirations et plus encore pour se lancer dans un projet ambitieux: la bande originale du jeu vidéo No Man’s Sky.

Avec dix pistes et un peu moins de cinquante minutes, Music for an Infinite Universe est d’une longueur somme toute classique. Les morceaux font entre trois et sept minutes, ce qui en fait plus une succession de tableaux qu’une grande suite épique. À noter que l’album vient avec un disque compagnon, qui contient lui six longues plages atmosphériques, entre huit et douze minutes.

Purement instrumental, cet album emprunte à la fois au post-rock “solaire” à la God is an Astronaut et aux sonorités électros, combinant les montées en puissance du premier à des éléments musicaux qui rappellent furieusement les films de SF des années 1980 et les albums qu’ils ont inspirés. Il y a clairement du Tangerine Dream dans cet opus, mais un Tangerine Dream revisité pour le XXIe siècle – et au-delà.

Le résultat est un peu plus bruitiste, plus chaotique que le post-rock d’inspiration SF conventionnel. On pourrait presque y entendre le bruit du cosmos, comme puisé directement sur un radiotéléscope. Mais il est également bien plus impressionnant comme bande sonore, on se retrouve seul face au vide hostile de l’espace et à la beauté des nébuleuses et des soleils lointains.

Avec Music for an Inifinite Universe, 65daysofstatic atteint son double objectif: d’abord, créer une bande originale pour une œuvre de science-fiction qui plonge l’auditeur dans son univers. Mais c’est également un excellent album de post-rock moderne hors de tout autre support. Il y a très peu de déchets et beaucoup de morceaux fabuleux, comme “Monolith”, “Supermoon”, “Pillars of Frost”.

À noter d’ailleurs que, même si Music for an Infinite Universe est la bande-son officielle de No Man’s Sky, les joueurs ne l’entendront jamais sous cette forme: de même que le jeu est basé sur un univers créé par algorithme, et donc différent pour chaque joueur, la musique est également séparée en divers éléments et recomposée à la volée par le jeu, suivant le contexte.

Même si vous ne jouerez jamais à No Man’s Sky, Music for an Infinite Universe est un album qui mérite d’être écouté. Probablement à fond dans le casque, toutes lumières éteintes. Ou les mains sur les contrôles de votre vaisseau d’exploration, moteurs à fond direction Andromède et au-delà!

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