65daysofstatic: Silent Running

J’avais quelque peu perdu de vue les post-rockers anglais de 65daysofstatic après We Were Exploding Anyway et, en voulant rattraper ce retard, je suis tombé sur Silent Running, qui n’est pas leur dernier album, mais une bande originale alternative pour le film de science-fiction éponyme (et déprimant) de 1972.

Disons-le tout de suite: cet album est très différent de celui que j’avais précédemment chroniqué, ce qui m’a quelque peu désarçonné (voire déçu) au départ. Silent Running se revendique plus d’un rock électronique à la Tangerine Dream/Vangelis des années 1970, remis au goût du jour par une production moderne et des sonorités électro contemporaines.

Avec onze morceaux et quarante-quatre minutes (ils ne poussent pas le vice jusqu’au point d’avoir des pistes d’exactement quatre minutes), plus un EP bonus d’une dizaine de minutes, on ne peut pas dire que Silent Running s’attarde sur le sujet. C’est un peu dommage: j’ai presque l’impression qu’il manque un magnum opus à cet album, mais je suppose que c’est l’exercice de style qui veut ça.

Pour ce que je me souviens du film, la musique de 65daysofstatic en retranscrit bien l’atmosphère mélancolique et quelque peu désespérée, combiné au côté grandiose de l’espace et à l’aspect SF des années 1970. De ce point de vue, le contrat est rempli. Après, si on n’a jamais vu le film, c’est peut-être plus difficile d’entrer dans l’album, mais je pense que les ambiances qui y sont distillées sont plutôt universelles, à l’image de la splendide pochette de l’album.

Il y a cependant quelques pistes qui sont vraiment bizarres, comme “The Scattered Disk” ou l’intro de “Broken Ship Ruse”, qui sonnent très électro, voire déconstruites, mais dans l’ensemble, on reste dans le post-rock instrumental planant.

Comme son thème l’indique, Silent Running est une bande-son idéale pour des ambiances de science-fiction, si on aime le post-rock et le rock électronique. Il est disponible en téléchargement sur le site du groupe pour un prix très raisonnable (£7 en MP3, £8 en FLAC).

Pour vous faire une idée, je vous joins deux morceaux, “Space Theme” et “Burial Scene”:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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