Achats en ligne: des présents pour l’avenir

On est d’accord que les fêtes de fin d’année ne vont pas être fifolles. Le virus est toujours en mode open-bar, le confinement est parti pour durer, la situation politique sent de plus en plus le brun, sans parler de ceux qui ont perdu un boulot et/ou des proches.

Du coup, il est tentant de parer au plus pratique pour les cadeaux et d’aller piller les grosses boutiques en ligne – que ce soit celles en lien avec la grande distribution, celle qui a un nom de fleuve ou celui d’un voleur légendaire. Ce n’est pas une bonne idée.

D’abord, parce que ce ne sont pas elles qui souffrent de la situation actuelle. Ensuite, parce qu’elles utilisent souvent un certain nombre de trucs vraiment sales pour asseoir leur position.

Ça va des techniques de manipulation mentale (via la pub ou des interfaces utilisateurs tordues) au recel de crimes contre l’humanité, en passant par les pressions sur les producteurs, la corruption d’élus locaux, la lutte anti-syndicale, la vente à perte et j’en passe.

Vous allez me dire que je découvre le capitalisme. Ce n’est pas complètement faux. Sauf que le capitalisme prône une égalité de chances face au marché, égalité qui n’existe qu’en théorie. Dans la réalité, les riches font ce qu’ils veulent.

La seule chose qu’ils ne peuvent pas faire, c’est de nous forcer à acheter chez eux quand il existe une alternative. Et, bien souvent, cette alternative existe: les commerçants locaux proposent souvent de commander des choses pour vous et il existe également des plateformes indépendantes qui garantissent des retours un peu plus éthiques et un peu moins étiques.

J’ai bien conscient que ce n’est pas possible pour tout le monde, ni pour tous les cadeaux.

Ceux qui habitent loin des commerces en question sont sans doute bien contents de pouvoir se faire livrer chez eux pour un prix dérisoire (nonobstant les facéties de certains livreurs).

Ceux qui ont besoin de matériel précis peuvent difficilement passer outre les grandes plateformes, rien que pour une question de choix.

Enfin, ceux qui ont des revenus très limités et pour qui chaque pièce compte peuvent faire des économies.

C’est compréhensible. Cela dit, j’ai l’impression qu’il y a souvent une tendance à privilégier ce qui est déjà connu. Or, s’il y a bien quelque chose qui ne coûte pas cher, c’est de chercher des alternatives. Il y en a un certain nombre, et parfois pour des trucs insoupçonnés.

Il y a aussi l’occasion et le reconditionné, qui peut être un bon moyen d’économiser tout en réduisant l’empreinte écologique d’un achat, surtout pour de l’équipement électronique.

Là encore, je ne veux pas vous culpabiliser, façon «  les GAFAM tuent des bébés phoques » (même s’il y aurait de quoi argumenter sur ce point). C’est à vous de voir. Je pense sincèrement qu’il vaut mieux éviter de ne faire confiance qu’à une seule plateforme, aussi tentante soit-elle.

Image: « Inside an abandoned mall in Allen, Texas. The mall was the Belz Factory Outlet Mall, and was only active from 1983-1987. It has been abandoned since. » Photo: Justin Cozart, via Wikimedia Commons (CC-BY-SA)

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7 réflexions au sujet de “Achats en ligne: des présents pour l’avenir”

  1. Et effectivement, je fais du recyclé pour cette année en plus des habituels dons aux associations, quand ce n’est pas fait le reste de l’année. Les “besoins” de cadeaux sont plus rares avec l’âge.
    Pour les grands méchants, il faut avouer que les concurrents français de grande envergure ne sont pas au niveau en terme de logistique, SAV, relation client. Et que localement, on a déjà passablement détruit les choses. Mais ça va s’organiser si nous y mettons aussi du notre, justement.

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  2. Je n’utilise pratiquement plus Amazon, excepté lorsque j’ai besoin de références sur un produit en particulier. Produit que j’achèterai ailleurs ^.^ J’achète de moins en moins, par soucis financiers mais aussi par éthique et bon sens (inutile de m’encombrer d’objets). Si j’achète, depuis que je suis enfant, je privilégie le circuit de l’occasion. Ca me réussit. Et consommation locale si possible. Simplifier mon quotidien et faire durer les objets, le vestimentaire, quitte à être étiqueté de pauvre.

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