Agalloch: The Serpent and the Sphere

Entre post-rock et black-métal, le groupe américain Agalloch prend son temps – en moyenne quatre ans – entre chaque album, mais le résultat est souvent de qualité et leur dernier opus, The Serpent and the Sphere, ne fait pas exception.

Comme je l’avais mentionné précédemment, pour ma chronique de Ashes against the Grain, la musique de Agalloch rappelle beaucoup par certains côtés le black métal nordique de Bathory et les Fields of the Nephilim, ainsi que certains monuments du post-rock à la Isis ou Godspeed You! Black Emperor.

Autant dire que l’heure – ou peu s’en faut – que dure The Serpent and the Sphere est à mettre sous le signe de l’ambiance. Elle évoque des paysages sauvages et glacés, mais ne s’empêche pas pour autant des passages plus musclés, comme avec le très black « Dark Matter God » ou « Celestial Effigy » qui le suit, entre black métal et goth.

Sur les neuf pistes de l’album, deux dépassent les dix minutes et trois autres en font plus de six; autant dire que le groupe n’hésite pas à prendre son temps quand nécessaire. Agalloch déploie un véritable talent dans la composition et l’exécution de pièces complexes, de véritables tableaux aux ambiances diverses, par exemples sur le monstrueux instrumental post-rock « Plateau of the Ages ».

En bref, c’est encore un excellent album que nous a sorti Agalloch avec The Serpent and the Sphere: du brutal, de la mélodie, de l’ambiance, le tout avec une alchimie particulière qui donne un charme certain à cet album. Pour vous faire une idée, rien de tel qu’un passage sur Bandcamp, où l’album est à l’écoute et dispo au téléchargement.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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