Agent Carter

Agent Carter

Dans l’océan des suites, spin-offs, préquelles et autres de l’univers cinématique Marvel, il en est une récente que j’ai trouvé particulièrement sympathique: la série télé Agent Carter.

On y retrouve plusieurs personnages secondaires du premier film Captain America, notamment l’agent britannique Peggy Carter et le milliardaire excentrique Howard Stark, père de l’autre (et qui prouve que les pommes ne tombent jamais loin de l’arbre), mais également quelques “méchants” – je n’en dirai pas plus.

Série courte, sur huit épisodes, elle est particulièrement intéressante en ce qu’elle montre un certain nombre des réalités les moins reluisantes de l’après-guerre, notamment le machisme ambiant qui fait que Peggy Carter travaille certes pour une officine prestigieuse des renseignements US – la Strategic Scientific Reserve, ancêtre du SHIELD – mais dans un rôle complètement subalterne.

Les choses changent quand Howard Stark vient lui demander de l’aide: le gouvernement le soupçonne d’avoir vendu des super-armes au marché noir, alors que lui affirme avoir été cambriolé. Bien évidemment, le SSR a lui pour mission de capturer Stark, donc Peggy va devoir agir dans le dos de ses collègues pour prouver l’innocence du milliardaire.

Elle peut heureusement compter sur l’aide du majordome de Stark, un certain Edwin Jarvis. Oui, ce Jarvis-là. Encore que si l’animal a quelques petits talents cachés, ce n’est pas exactement ce que l’on pourrait appeler un foudre de guerre. Ce qui est ennuyeux quand on est poursuivie par une mystérieuse tueuse soviétique.

Bien évidemment, au vu de la richesse de l’univers, les scénaristes se sont beaucoup amusés à semer des petits clins d’œil à d’autres films, y compris la brutale mise en abîme offerte par les aventures radiophoniques de Captain America, dont la “Peggy” est une parfaite potiche.

L’histoire est très pulp, avec des rebondissements, des situations improbables et juste une touche de super-science. La critique sociale des années de l’après-guerre, machiste et peu délicate non plus avec les mutilés de guerre, aurait peut-être gagné en crédibilité si elle avait aussi mentionné la ségrégation raciale.

Comme j’aime beaucoup les aventures pulpoïdes se passant dans ces années-ci, j’ai vraiment apprécié cette série, qui devrait même tenir debout toute seule. Les acteurs – les mêmes que dans le film, Hayley Atwell et Dominic Cooper – sont très bons, de même que les seconds rôles et, surtout, les méchants.

L’avis de Xapur.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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