Agents of SHIELD Saison 2

Agents of SHIELD, saison 2

Après avoir vu le dernier épisode, je me suis dit “elles sont vachement biens, ces deuxième et troisième saisons de Agents of SHIELD!” Avant de m’apercevoir que ce n’était que la deuxième saison. Que.

Autant la première avait eu un peu de mal à décoller, autant là, on commence avec les héros dans une merde noire – le SHIELD infiltré par HYDRA, puis dissout de force et ses agents poursuivis au nom du principe de précaution – et c’est parti pour vingt-trois épisodes de montagnes russes!

Les emmerdes s’accumulent, les ennemis aussi, qu’on en flingue un et deux nouveaux apparaissent (oui, je sais: c’est le principe de HYDRA, mais un peu tout le monde s’y met) et, surtout, ça trahit. Par “ça trahit”, j’entends “tout le monde, tout le temps, plusieurs fois”.

Certains y verront sans doute une accumulation de mauvais aloi; moi j’ai trouvé ça plutôt sympa, complètement dans l’esprit pulp, en ne laissant pas aux personnages une minute de répit et en semant le doute dans l’esprit des spectateurs, quant à qui est réellement du bon côté dans cette histoire.

Au reste, l’esprit pulp est également présent dans les péripéties et dans les nouveaux personnages – dont certains ne survivent d’ailleurs pas à la saison, mais ce n’est pas grave. Agents of SHIELD, c’est la foire aux badasses – étant bien entendu qu’à côté des Avengers, ce sont quand même des petits joueurs.

Le côté “ça rebondit dans tous les sens” fait qu’il est difficile de résumer les différentes narrations qui s’échelonnent au cours des épisodes. Par rapport à d’autres séries, qui font parfois un peu traîner les choses, ici, la narration avance à grande vitesse.

La narration et également les personnages: presque tous les personnages de la série ont droit à leurs évolutions, leurs coups dans la gueule – littéralement ou non – et c’est certainement Skye qui va avoir droit aux plus grands changements.

Il y également un trio de nouveaux personnages qui font leur apparition, notamment l’impressionnante Bobbi Morse (Adrianne Palacki), un mètre huitante de badassitude. Même Grant a du mal, face à elle. En fait, il y en a d’autres, notamment des têtes connues dont je ne parlerai pas ici, car elles ne finissent pas la saison.

Après, la série a également ses points faibles. La chose qui m’agace certainement le plus, ce sont les combats sponsorisés par de grandes marques de shampoing, avec plein de cheveux longs qui volent librement. Déjà qu’un peut tout le monde est une gravure de mode, ça fait quand même un peu trop.

L’action à outrance peut également fatiguer, à la longue, et on finit par penser que les scénaristes poussent parfois le bouchon un peu loin. Je suppose qu’il est difficile de concilier le ton semi-réaliste de la série avec les exubérances de l’univers cinématique Marvel et ses héros quasi-divins.

Mais ce sont des points mineurs: cette deuxième saison de Agents of SHIELD est une bien meilleure mouture que la première, qui déchirait déjà pas mal dans sa deuxième moitié. Et son intégration dans l’univers Marvel est un vrai plus.

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