Agents of SHIELD

Or donc, dans l’univers Marvel, il y a les Avengers et ses différentes composantes, et puis il y a le SHIELD. La série Agents of SHIELD, co-écrite et partiellement réalisée par Joss et Jed Whedon, se propose de suivre une de ses équipes, emmenée par le toujours cool Agent Coulson.

Coulson (Clark Gregg), c’est le type qui se fait flinguer par Loki dans The Avengers, mais, là, il va mieux. Encore que – mais je n’en dis pas plus, c’est un des enjeux de la série. Il se lance à la chasse aux trucs bizarres avec une équipe composée d’une belle brochette de clichés: l’Asiatique qui déchire aux arts martiaux (Ming-Na Wen, déjà vue dans Stargate Universe), le tueur froid (Brett Dalton), les deux scientifiques anglais-donc-excentriques (Iain de Caestecker et Elizabeth Henstridge), et la jeune hackeuse surdouée (Chloe Benett).

Dit comme ça, ça fait moyennement envie et, effectivement, pendant les premiers épisodes, c’est un peu du Warehouse 13 avec moins de trucs ouvertement bizarres, plus de personnages et un meilleur budget. Cela dit, les personnages sont sympathiques, plutôt crédibles, et avec une alchimie qui fonctionne bien. En fait, c’est à mesure que les choses se gâtent pour eux qu’elles s’améliorent pour la série: les clichés se fracturent, les secrets bien sanieux remontent à la surface, jusqu’à la montée en force de HYDRA, consécutive aux événements du film Captain America: The Winter Soldier.

Car un des intérêts majeurs de la série, c’est qu’elle s’insère dans la continuité développée par les films de la même franchise: suite logique de The Avengers, elle touche par la bande Thor: The Dark World et mène, puis prolonge, les évènements de The Winter Soldier. Rien que pour cela, elle est intéressante: c’est à ma connaissance un des premiers essais de construction dramatique intégrée multimédia (avec peut-être Defiance et son jeu vidéo).

L’autre intérêt majeur, c’est que quand ça commence à démarrer – je dirais, à partir de la deuxième moitié de la saison – ça y va franchement, avec explosions, fusillades, retournements, trahisons et tout le toutim. Et puis il y a des bons moments de pur décalage, notamment autour de l’agent Phil Coulson, qui, sous ses dehors de fonctionnaire lambda, est une sorte de synthèse de John Steed, James Bond et l’agent K des Men in Black, en plus cool.

Un autre intérêt est de regarder un peu ce qui se passe dans un “vrai monde” où existent des superhéros et où le risque d’invasion extra-terrestre est une menace crédible (ne serait-ce que parce que ça a déjà eu lieu, deux fois). C’est un peu la “patte” Joss Whedon, qui non content d’emprunter aux canons du pulp et des acrobaties superhéroïques, les remet non seulement au goût du jour, mais remet l’humain au centre de l’histoire.

Agents of SHIELD est, en quelque sorte, une série de superhéros qui ne parle pas de superhéros. En fait, son seul vrai défaut est qu’il est difficile de rentrer dedans dès le départ et que pas tous les épisodes sont vraiment impressionnants. Mais si on persévère, c’est une excellente série d’action et d’aventures, avec une jolie de dose de vraies bonnes idées et qui est en sus un liant idéal pour les films, avec quelques apparitions d’invités prestigieux en sus.

https://www.youtube.com/watch?v=T3T-evQZiQo

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