Alcest: Les voyages de l’âme

Il va falloir encore se creuser les méninges pour trouver comment qualifier la musique du groupe français Alcest pour son nouvel album, Les voyages de l’âme: anti-black métal, post-black métal, shoegaze onirique? En ce qui me concerne, “brillant” vient à l’esprit – et pas seulement pour le jeu de mot avec le morceau “Beings of Light”.

Sérieusement, autant le précédent, Écailles de lune, m’avait un chouïa déçu, autant celui-ci est à placer pas loin du fabuleux Souvenirs d’un autre monde. On y retrouve bien plus clairement cette ambiance faite de riffs et de quelques hurlements pur black-metal, de folk onirique et de post-rock, une musique à la fois lourde et légère, en suspension comme une brume lourde où on devine des formes tantôt merveilleuses, tantôt terrifiantes.

Chantées le plus souvent en français, les huit compositions qui forment ces Voyages de l’âme ont des titres évocateurs pour une musique qui ne l’est pas moins: “Autre temps” et “Là où naissent les couleurs nouvelles” (surtout ce dernier, du haut de ces presque neuf minutes), qui ouvrent l’album, sont de purs joyaux, mélangeant les influences et les ambiances. Mélange, certes, mais harmonieux: le style d’Alcest est bien posé, reconnaissable entre mille (sont-ils d’ailleurs mille à faire une telle musique?).

Et le reste de l’album est à l’avenant, avec une majorité de longues plages (entre six et huit minutes) et le “Beings of Light” susmentionné y est un instrumental – forcément – lumineux. Les voyages de l’âme est bien parti pour être un des tous meilleurs albums de 2012 (même s’il n’est sorti que le 6 janvier), un fabuleux support musical à toutes sortes d’images et de scènes sortis de votre imagination.

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