Amaranthe: The Nexus

Cher Amaranthe,

La dernière fois qu’on s’était parlé – enfin, que je t’avais écrit – c’était pour ton premier album éponyme. Aujourd’hui, tu sors The Nexus et je me retrouve de nouveau perplexifié, mais pas pour les mêmes raisons.

Ton métal à chanteuse a, disons, évolué. Mais pas dans une direction que je qualifierai de « bonne », vu que tu lorgnes plus sur la grosse électro-pop qui tabasse, voire le Rihanna de gouttière, que vers un métal symphonico-progressif qui aurait ma préférence.

On dirait par moment que tu t’essayes à imiter Blood Stain Child, mais en plus subtil et, franchement, ce n’est pas un style qui a besoin de subtilité, c’est pourquoi les Japonais font ça mieux que toi. Mais bon, je ne suis pas ton père, tu es grand, tu fais ce que tu veux de tes compositions.

Et je dois reconnaître que, toute préférence personnelle mise à part, tu gardes la patate et la plupart des quatorze morceaux sur cet album – dont le plus long atteint à peine les quatre minutes – me donnent quand même envie de mettre à mal mes cervicales de vieukon. Et l’idée d’avoir trois voix – féminine, masculine claire et masculine growl – est plutôt pas mal.

Alors voilà, tu m’excuseras si je ne recommande The Nexus qu’à ceux de mes lecteurs qui n’ont pas peur des expérimentations électro-pop-métal façon gros bonbon (ou alors qui veulent quelque chose qui remue sans forcément trop regarder les détails), mais je ne peux honnêtement pas dire grand-chose de mieux.

Ce n’est pas toi, c’est moi. OK, c’est un peu toi aussi, mais surtout moi.

Allez, je leur laisse quand même ton clip pour GNistes post-apo:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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3 réponses

  1. Bon, je viens d’emprunter à la médiathèque, je connaissais de nom peut-être grâce à toi. J’avais bien aimé l’expression « Tu es un peu le groupe que tout fan de métal pur et dur peut présenter sans honte à son ou sa partenaire non-métaleuse » à propos de l’autre album.

    Bref, je suis déçu. J’ai l’impression que les trois chanteurs se font leur trip chacun dans leur coin, que le batteur est incapable de descendre en-dessous de 150 bpm, et que le reste des instruments cherche à remplir à peu près tout l’espace sonore disponible sur le CD. J’ai cherché quelque chose qui ressemblait à des intros ou des mélodies, j’ai eu du mal. On va redonner sa chance au CD, mais ce n’est pas le truc un peu léger que je cherchais. J’ai du mal à décrocher de Nightwish et Delain.

    Je découvre que le groupe est selon Wikipédia du « death mélodique / power metal », je crois que je ne comprendrais jamais rien à ces définitions… (Le fait que ma culture musicale soit à peu près nulle n’aide pas.)
    Krysztof von Murphy Articles récents…« World War Z », de Max Brooks (le bon livre, pas le navet au cinéma)My Profile

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