American Gods, saison 1

American Gods, saison 1

Posons tout de suite les choses avant de parler de cette première saison de la série American Gods: non, je n’ai pas lu bouquin, oui, je sais que c’est du Neil Gaiman, et oui, je vais sans doute le faire un de ces quatre. Ok, c’est bon?

Donc, la série télé, c’est huit épisodes d’une histoire qui, comme son nom l’indique, parle de dieux et d’Amérique. Dieux, pluriel. American Gods, c’est un peu la querelle des Anciens et des Modernes, mais avec des dieux et, au milieu, des créatures plus ou moins fantastiques et des simples mortels qui ne le sont sans doute pas tant que ça.

Dans le cas présent, l’histoire tourne principalement autour d’un arnaqueur, au nom improbable de Shadow Moon, qui, à sa sortie prison et après l’enterrement de son épouse – dans la même journée – se retrouve au service d’un mystérieux et très fantasque Mr Wednesday, au look de Colombo croisé mafieux. Assez régulièrement, on a également un historien qui raconte le destin de personnes venues en Amérique, rarement de façon très glamour.

Parce que si la partie « dieux » de American Gods est raisonnablement importante, la partie « Amérique » l’est tout autant et, quelque part, la série pose la question de savoir en quoi croient des gens qui disent ne pas croire (« Dieu » tout court n’est pas une réponse acceptable) et de comment le spirituel se manifeste dans une des nations les plus matérialistes de la planète.

Je sais que je ne vous aide pas beaucoup avec mes explications fumeuses, mais American Gods joue beaucoup sur la surprise et le bizarre – ainsi qu’une dose non négligeable de sexe et de gore. Trop en dire est facile et regrettable.

Rien que le générique du début est spectaculaire, avec sa modernisation de symboles religieux qui finissent par former un totem de néon. Et le reste de la série surfe sur un réalisme magique mis en images, des facettes d’un rêve américain fantasmé.

Je ne suis pas certain d’être un vrai fan de cette série. Elle est souvent trop mystérieuse, trop bizarre, trop barrée pour mon goût. Alors oui, ça fait partie de son charme, mais ce charme est souvent trop insistant.

Et puis, même sans avoir lu le bouquin, le premier rôliste venu peut assez facilement deviner qui se cache derrière Mr Wednesday. Au point que j’ai été un peu déçu lorsque la « révélation » est finalement arrivée. Oui, c’est un spoil; désolé.

Cela dit, American Gods estimé série qui ne manque pas d’intérêt. Son sujet, déjà, n’est pas banal et, en creux, elle contient une relecture iconoclaste – forcément! – des mythes américains et globaux. Pour les gens qui s’intéressent à l’histoire secrète – et à l’histoire tout court – c’est truffé d’idées très sympas.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. Iznogoud dit :

    L’identité de Wednesday n’est pas difficile à deviner dans le bouquin non plus (ce n’est pas là qu’est le mystère…).
    J’ai lu le bouquin il y a si longtemps que je ne m’en souviens quasiment plus, mais l’ambiance sombre et gore y était déjà présente (pareil pour le sexe).
    La performance de Gillian Anderson dans la série m’a bluffé. S’il y a un biopic de David Bowie, il faut lui filer le rôle.

  2. Vert dit :

    C’est intéressant d’avoir l’avis d’un non-lecteur du roman. C’est une série forcément facile d’accès mais j’aime bien le fait qu’elle sorte des sentiers battus (en plus d’être une excellente adaptation du roman mais ça c’est un autre débat ^^)

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