Amorphis: Skyforger

Jolie claque métal que ce Skyforger d’Amorphis, découvert grâce une fois encore à La Citadelle: une grosse dose de métal progressif énervé, un soupçon de folk-métal viking, quelques pincées de symphonique assaisonné de growl, servez chaud! Je ne sais pas ce que valent les autres albums de ce groupe finlandais. qui écume les scènes depuis plus de vingt ans maintenant, mais cet album tient beaucoup de la démonstration; à ce stade, ce n’est pas que la Finlande, c’est l’autre pays du métal, mais plutôt que le reste du monde fait aussi du métal…

Décidément, je me dis que j’ai le chic pour choper des candidats au titre d’album de l’année qui datent tous d’un ou deux ans en arrière: Skyforger est également un album de 2009, qui aura décidément été encore plus riche que je ne le pensais. Mais que ça ne vous empêche pas d’y jeter un peu plus qu’une oreille: avec son air de ne pas y toucher (la pochette est jolie, mais fait plus black/doom/post-rock), c’est un bon gros morceau de métal enthousiasmant. un peu à la manière d’un Katatonia ou d’un Anathema qui aurait fait une surdose de caféine.

Difficile de mettre en avant un seul morceau, tant les compositions sont solides: « Sanpo », qui ouvre l’album, donne tout de suite le ton progressif, de même que « Silver Bride »; « From the Heaven of my Heart » est plus classique, dans le style ballade (ballade growlée, mais ballade quand même) et « Sky Is Mine » est également dans un métal plus classique, avec un riff imparable. Allez, j’avoue être moins enthousiasmé par « Majestic Beast », mais c’est surtout à cause de l’intro growl, ainsi que par « My Sun », qui est un peu plan-plan.

Heureusement, déboulent « Highest Star », qui mérite bien son nom, suivi de l’épique (bien que bref) « Skyforger » et de « Course of Fate ». Et c’est un « From the Earth I Rose » d’anthologie qui conclut sur les chapeaux de roues un album directement inspiré par le Kalevala, poème épique finlandais. Je mentionne au passage que l’album que j’ai acquis contient une piste-bonus, « Godlike Machine », très honnête.

Si, après tout ça, vous n’avez pas compris que je recommande ardemment Skyforger, c’est que j’ai raté ma vocation et que j’ai plus qu’à devenir mime. Des albums comme ça, on en mangerait tous les jours; ça vaut tous les régimes riches en oligo-éléments (encore qu’au vu de la dose de métal, le préfixe « oligo » est peut-être un peu galvaudé).

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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1 réponse

  1. Priam dit :

    Reste sur cet album… Les autres sont pareil et manque cruellement de bon titres.
    Un bon 4/5 !!
    🙂

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