Amplifier: Echo Street

Si Octopus, le précédent album du groupe anglais Amplifier, m’avait perplexifié par son trop grand éclectisme, Echo Street rectifie le tir en proposant une musique bien plus cohérente, empruntant à la fois au rock progressif mélancolique et aux anciens « grands maîtres » du genre, mais au détriment d’une certaine originalité.

Je ne sais pas si c’est le fait qu’il se trouve désormais sur le label Kscope, mais le son du groupe rappelle franchement celui de l’arbre à porcs-épics, avec de petites doses de Genesis et de Yes acoustiques. Si cela permet une approche et une écoute moins chaotique et plus reposante, on y perd beaucoup de personnalité et de spontanéité.

Comme souvent dans ce genre de cas, l’exécution et la compétence des musiciens n’est pas à mettre en cause: Amplifier propose avec Echo Street huit pistes et une heure de musique de qualité, bien léchée et à la production impeccable, mais ça pourrait tout aussi bien être signé par Steven Wilson et sa bande. Même la pochette de l’album me paraît peu inspirée.

Difficile pour moi donc de recommander Echo Street aux amateurs les plus exigeants du genre. C’est loin d’être un mauvais album, mais il est à mon avis beaucoup trop proche stylistiquement de ce que fait Porcupine Tree pour être réellement intéressant.

Pour se faire une idée, voici la vidéo officielle de « Matmos »:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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