Anathema: Distant Satellites

Plus ça va, plus je me dis que la récente carrière d’Anathema n’aura connu qu’un seul faux pas et ce n’est pas ce nouvel album, intitulé Distant Satellites, qui viendra me contredire. Cela dit, ce n’est pas non plus l’album de l’année, même s’il reste très plaisant.

À vrai dire, j’ai presque l’impression d’écouter deux albums dans Distant Satellites – je dirais même un qui est plus Distant et l’autre qui est plus Satellites. J’entends par là qu’une bonne moitié de l’album consiste en un rock progressif atmosphérique typique du groupe, alors que l’autre moitié contient des morceaux dans un style bien plus électronique.

Dans la première partie, on retrouve avec « The Lost Song » un morceau du même calibre que « Untouchable » de Weather Systems, lui aussi décliné en plusieurs parts – dont la troisième est curieusement séparée de ses petits camarades par deux pistes et se distingue par une rythmique syncopée très électronique. Mais l’ensemble des cinq pistes donne tout de même l’impression d’entendre un pièce cohérente.

La seconde partie – disons, à partir de « You’re Not Alone » – est plus axée sur ces sonorités électro. Bon, d’accord: pas toute la seconde partie, vu qu’on y trouve un « Anathema » tout à fait dans la lignée des précédents et un « Firelight » instrumental 100% planant, qui sert d’intro au morceau-titre, lui aussi sous-tendu de sonorités électro.

Malgré tout, on reste dans le domaine habituel d’Anathema: ambiance très aérienne – voire stratosphérique, à un endroit où le ciel est très bleu, l’air est très pur et très rare –, vocaux masculins et féminins se répondant, une touche de symphonique par moment (sur « Anathema », notamment).

Distant Satellites a en théorie de quoi plaire à tous les fans – à part peut-être ceux qui regrettent l’époque doom-metal. On y trouve du classique à la Weather Systems et du plus audacieux. Mais, au final, j’ai tout de même l’impression d’entendre deux albums qui sont très différents, mis ensemble de façon un peu artificielle. Cela reste un très bel album, mais plus de cohérence aurait été souhaitable.

Pour vous donner une idée, voici « The Lost Song part 3 »:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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4 réponses

  1. Yvan dit :

    Je suis assez d’accord avec ton ressenti, la deuxième partie de l’album étonne mais ça reste une petite merveille 😉
    Yvan Articles récents…Musique : Top 15 des meilleurs albums – janvier à juin 2014 (en vidéo)My Profile

  2. Didier dit :

    Moi cet album me plait… D’ailleurs il tourne dans la voiture, l’album de mes vacances. Super cool comme les trois derniers. Sans prise de tête et très mélodique… Sur la TNT il existe une chaine qui s’appelle l’énooorme TV avec une émission qui a pour nom « une dose de métal », plus d’une heure d’interview avec le leader d’Anathema, génial ! A+

    • Alias dit :

      Bienvenue!

      Je l’aime beaucoup aussi. Là, il est sorti de ma playlist parce que j’ai une douzaine d’autres albums à chroniquer, mais ça reste un très bon album.

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