Anderson/Stolt: Invention of Knowledge

Anderson/Stolt: Invention of Knowledge

Prenez Jon Anderson, le chanteur emblématique de Yes – ex-chanteur, mais ne chipotons pas – et Roine Stolt, guitariste suédois actif depuis plus de quarante ans avec Kaipa Dacapo, puis les Flower Kings et Transatlantic. Vous obtiendrez Invention of Knowledge, album signé Anderson/Stolt et qui, sans surprise, sonne comme du Yes.

Par « comme du Yes », j’entends en fait « comme du Yes puissance Yes multiplié par Yes ». C’est un peu le risque quand on prend deux musiciens des Temps Héroïques qui sont toujours un peu restés dans leur même trip. À vrai dire, c’est même le défaut de l’album: ils en font trop.

Réparties en quatre parties, les neuf pistes de Invention of Knowledge dépassent souvent les six, voire dix minutes. L’album fait d’ailleurs plus d’une heure – autour de soixante-cinq minutes.

On peut dire que le vrai fan de prog, c’est celui qui arrive à écouter un album entier avec Jon Anderson au chant sans avoir envie de passer sa chaîne stéréo dans un mixer. Même pour moi, c’est limite. Cela dit, il y a de très beaux passages musicaux sur ce Invention of Knowledge, mais ils sont un peu enterrés sous le côté vocal de l’album.

J’aime particulièrement « Knowledge », « Knowing » ou « Know… » – oui, c’est pas toujours facile de se rappeler de quel morceau il s’agit. Au moins, on peut dire qu’il y a un concept.

Je pourrais comparer cet album au fameux Anderson Bruford Wakeman Howe, le « Yes qui ne s’appelle pas Yes » et c’est vrai que Invention of Knowledge a un côté diablement yessien, mais plus dans l’ultra-classique, là où ABWH avait quand même quelques fulgurances originales.

Du coup, il est difficile de recommander cet album à d’autres personnes qu’à des inconditionnels de Yes: s’il n’y avait pas Jon Anderson dans le projet, je pourrais râler que ça va très loin dans l’hommage, couplet habituel sur le rétro-prog, gnagnagna. Personnellement, je le trouve sympa dans l’ensemble, mais j’ai quand même un peu du mal sur la durée.

Bonus: la vidéo de « Knowing » – enfin, en version raccourcie, vu que l’original dépasse les dix minutes.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge

%d blogueurs aiment cette page :