“Arcanum 101”, de Mercedes Lackey et Rosemary Edgehill

"Arcanum 101", de Mercedes Lackey et Rosemary Edghill

Tomas Torres a quinze ans. C’est un jeune latino qui vient de s’installer à New York avec sa jeune sœur et sa mère. Le père s’est barré, la famille a du mal à joindre les deux bouts et Tomas reçoit soudainement une proposition qu’il ne peut pas refuser: mille dollars par semaine pour incendier des trucs. Incendier des trucs, Tomas sait faire: à vrai dire, il n’a même pas besoin d’allumettes ou d’accélérant.

Sauf que Tomas se fait prendre et on lui fait une deuxième offre qu’il ne peut pas refuser: trois ans dans une école privée ou la tôle. Sauf que l’école en question a une petite particularité: elle accueille des jeunes gens doués de pouvoir surnaturels.

Arcanum 101, court roman écrit par Mercedes Lackey et Rosemary Edghill, c’est un peu Harry Potter croisé avec les X-Men, en plus terre-à-terre. Il fait partie d’un univers commun, intitulé “Elves on the Road”; on y retrouve aussi un personnage nommé Victoria Victrix, comme dans les Secret World Chronicles.

Il y a des idées sympas; le contexte, par exemple, est amusant; pas particulièrement original non plus, le plan “école de sorciers” a déjà été vu et revu ces vingt dernières années, mais on sent une cohérence derrière – cohérence sans doute due à la présence de l’univers partagé. J’ai bien aimé également le clin d’œil du portail vers les terres elfiques qui se situe non loin de Poughkeepsie, ville de résidence des auteurs d’Elfquest.

Par contre, ça se voit un peu trop que c’est orienté jeunesse: les personnages sont un chouïa trop parfaits, les situations téléphonées et l’intrigue franchement mince. Il y a aussi des côtés agaçants, comme l’abus d’hispanismes dans le discours du personnage principal.

Mais bon, ça se lit vite, c’est distrayant et, si ça ne laisse pas de souvenirs impérissable, ce n’est pas mauvais non plus. Je l’avais récupéré au hasard d’un Humble Bundle, donc il ne m’a pas coûté trop cher; il n’est disponible qu’en numérique, autour des USD 7-8.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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