Arch/Matheos: Sympathetic Resonance

Ceux qui me suivent depuis un moment ont dû se rendre compte que Fates Warning est un des mes groupes préférés, ce depuis Awaken the Guardian. À cette époque, la voix du groupe était John Arch, qui a laissé sa place à Ray Adler pour des raisons familiales et qui est ensuite resté plus ou moins silencieux pendant près de deux décennies avant de sortir un EP spectaculaire sous le titre A Twist of Fate il y a quelques années.

D’une certaine manière, ce Sympathetic Resonance, signé Arch/Matheos, est la continuation de cette première expérience. Autant dire que ce n’est pas exactement un album facile d’accès: le métal progressif signé par John Arch et Jim Matheos (guitariste de Fates Warning) est extrêmement alambiqué et torturé et cette impression est également renforcée par la voix suraiguë, mais extrêmement bien maîtrisée de John Arch.

Alternance de compositions longues (trois de plus de dix minutes) et plus courtes (entre cinq et huit minutes, quand même), Sympathetic Resonance ne fait pas beaucoup de compromis; les morceaux courts sont un peu plus lisibles, mais juste un peu. C’est un album qui tourne presque à la démonstration technique de la part de musiciens qui, si on regarde bien, ont lancé le métal progressif bien avant Dream Theater.

De façon générale, on a droit à des compositions très complexes, parfois à la limite de la sortie de route (« Neurotically Wired » part dans tous les sens), traversées par des moments de pur génie musical (« Stained Glass Sky » et son intro ou le pont de « On the Fence »), le tout survolé par la voix de Arch (« Any Given Day » est un des exemples les plus impressionnants de ses performances vocales).

Sympathetic Resonance est un album que je recommande à ceux qui cherchent un métal progressif aux extrêmes confins de la technicité et/ou aux fans du Fates Warning « première époque ». Quant aux autres, jetez-y une oreille avant: John Arch est sans doute un excellent chanteur, mais c’est un goût acquis; il faut du temps pour s’y faire.

Pour ma part, j’espérais quand même quelque chose de plus accessible, mais vous me connaissez: jamais content le Alias!

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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