Arcturus: Arcturian

Arcturus: Arcturian

Dans le monde du métal progressif, il y a les clones de Dream Theater et il y a des groupes qui essayent de faire des choses vraiment originales. Arcturus est un groupe norvégien qui tombe dans la seconde catégorie, preuve en est Arcturian, leur dernier album en date.

Au reste, on ne peut pas vraiment dire que le groupe nous inonde d’albums, vu que le précédent, Sideshow Symphonies, est sorti il y a dix ans. Mais je ne me plains pas: le métal progressif d’Arcturus est du genre très complexe, empruntant à la fois à ses racines black-metal qu’au métal symphonique.

Pourtant, en apparence, Arcturian ne sort guère de l’ordinaire: dix pistes entre quatre et six minutes, une pochette qui rappelle plus le début d’un obscur groupe de prog fan de Marillion dans les années huitante… et pourtant!

Méfiez-vous des apparences: ce disque est une chimère qui mélange black-metal, symphonique, progressif, électronique et quelques autres courants encore plus obscurs, au service d’une musique sombre et planante, malgré une rythmique très présente.

Arcturus est clairement un groupe de métal; aucun doute là-dessus. Mais c’est un groupe qui n’hésite pas à explorer d’autres univers musicaux et à en incorporer des éléments divers: les violons de « Crashland », « Warp » et « Demon » et leurs accents électro, ou « Archer » et son refrain floydien, par exemple.

Le seul élément qui peut paraître curieux, c’est la voix du chanteur, le tout aussi curieusement nommé ICS Vortex, capable tout aussi bien de growler que de monter dans les aigus, en anglais et en norvégien.

Ça donne l’impression de partir dans tous les sens, mais c’est comme aussi l’impression que donne parfois la musique, ça reste raccord. Au final, c’est très maîtrisé.

Mais au-delà de ses bizarreries, Arcturian est un album impressionnant: il est inventif, bigarré, progressif, tout en restant à ses racines métal – black-metal, mais pas que. Je vous conseille d’y jeter une oreille, parce que ce n’est pas tous les jours qu’on tombe sur ce genre de galette.

D’ailleurs, avec Arcturus, c’est tous les dix ans.

(Au passage, vous avez échappé à une blague Goldorak. De rien.)

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. Imaginos dit :

    > (Au passage, vous avez échappé à une blague Goldorak. De rien.)

    Ah dommage…
    Imaginos Articles récents…L’actualité rôludique du lundi soirMy Profile

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