Arjen Anthony Lucassen: Lost in the New Real

Oh, cool! Lost in the New Real, un nouvel album du multi-instrumentiste métaleux danois Arjen Anthony Lucassen, sur une thématique de science-fiction, avec Rutger Hauer lui-même à la narration (dans le rôle du “Dr Voigt-Kampf”, ben tiens!). Que pourrait-il arriver de mal? Euh, ben, en fait, à peu près la même chose que sur les précédents albums de l’individu.

Pour ceux dont la culture musicale se résume à Frank Sinatra et ce qui passe à la radio, je rappelle, à toutes fins utiles, que le sieur Lucassen est la tête composante (et jouante) derrière un certain nombre des grosses compositions de métal progressif symphonique, comme Ayreon ou Star One: des concepts-albums à thématique fantastique ou SF. Dans le cas présent, c’est en même temps la force et le défaut de l’album Lost in the New Real.

Disons que Lucassen souffre du même problème de beaucoup d’autres groupes de prog et de prog-métal: une formule qui fonctionne pas mal et une tendance à céder à la facilité de la dérouler sans trop d’originalité. Fondamentalement, il n’y a pas grand-chose dans Lost in the New Real qui n’était pas déjà présent dans le The Final Experiment d’Ayreon, pour donner un nom au hasard.

Alors certes, il y a dans cet album quelques perles qui incitent au remuage de cheveu (oui, dans mon cas, le pluriel est de moins en moins d’actualité), comme “E-Police” ou “Yellowstone Memorial Day”, mais elles sont somme toute assez rares dans un océan de morceaux convenus.

Pas mauvais, hein? Juste déjà entendus. Souvent, même. À ce titre, je trouve assez symptomatique que je trouve les reprises du deuxième disque, comme “Welcome to the Machine” ou “Veteran of the Psychic Wars” plus intéressantes que le reste.

Même le contenu “futuriste” des chansons est plan-plan, c’est dire! Je peux comprendre le protagoniste qui veut, au final, retourner dans sa boîte après avoir été ressuscité: un avenir pareil, c’est vaguement déprimant de banalité. Où est ma voiture volante, mec?…

Donc, Lost in the New Real est un album que j’ai trouvé sympathique et pas désagréable à écouter, mais sans surprise ni grand intérêt. Un de plus, en quelque sorte. Les fans du bonhomme y trouveront leur compte; les chieurs dans mon genre s’en contenteront, faute de mieux.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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