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Arka’n Asrafokor: Zã Keli

Arka’n Asrafokor: Zã Keli

Depuis le temps, vous avez peut-être noté que j’ai une fascination, limite malsaine, pour les groupes de prog ou de metal venus d’horizons non-conventionnels. Du coup, quand j’ai entendu parler du groupe togolais Arka’n Asrafokor et de son album Zã Keli, notamment via une rubrique de Core and Co, je suis allé y jeter une oreille.

Le « asrafokor » du nom du groupe fait référence au style musical qu’il a inventé: le « asrafocore » est un mélange de musiques traditionnelles africaines et de metal, chanté en plus dans plusieurs langues. Je ne vous cacherai pas que c’est un mélange pas mal hétérogène, ce qui est un défaut de cet album. Mais c’est aussi très impressionnant de créativité.

Zã Keli est un album plutôt dense, avec pas moins de douze pistes. Ce sont cependant des compositions courtes, aucune ne dépassant les cinq minutes, l’album lui-même durant un peu plus de trois quarts d’heure.

Comme mentionné, c’est un album plutôt hétérogène: il y a des bouts de metal, donc, des bouts de musiques traditionnelles africaines, mais aussi du hip-hop, du classic-rock et pas mal d’autres trucs. Des fois, ça passe bien; d’autre fois, moins.

Fondamentalement, beaucoup des compositions d’Arka’n peuvent se résumer par un curseur de dosage de guitares metal. Pas toutes, heureusement. Plutôt metal sur « Warrior Song », plutôt tradi sur « Le Peuple de l’Ombre », carrément hardcore sur « Lost Zion », pas du tout sur « Welcome » et un peu tout ça ensemble sur « Awala », qui est peut-être le morceau le plus impressionnant de l’album.

Disons les choses ainsi: on savait déjà que le metal africain existait et Arka’n Asrafokor permet de le prouver de façon indéniable. Cela dit, il ne faut d’une part pas oublier que l’Afrique, c’est grand. Vraiment grand. Ce qui veut dire que Arka’n est sans doute plus représentatif de l’Afrique de l’Ouest, d’une région qui irait en gros du Sénégal au Nigeria – et encore, ça reste une région assez énorme.

D’autre part, si Zã Keli jouit d’une production solide, de musiciens doués et d’une créativité indéniable, on a presque plus l’impression d’écouter une compilation des groupes de la région que d’un véritable album. Il manque encore une certaine cohésion à ce genre musical.

Cela dit, Zã Keli est un album qui mérite d’être écouté. Vous pouvez le trouver sur la page Bandcamp du groupe.

Bonus: la vidéo de « Tears of the Dead », qui n’est de loin pas le morceau le plus calme de l’album

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