Ash vs Evil Dead

Ash vs Evil Dead

OK, qui d’entre vous n’a jamais vu les films Evil Dead, de Sam Raimi et avec Bruce Campbell? À part moi, s’entend, je n’ai vu que le troisième, Army of Darkness. Bref, sachez qu’il existe désormais une série télé, Ash vs Evil Dead, où Bruce Campbell reprend son rôle de Ash, trente ans plus tard, et s’en retourne buter du mort-vivant avec fusil à pompe et tronçonneuse.

Ash, c’est un peu l’anti-héros ultime: il est con comme une brique, raciste, sexiste, obsédé, vénal – un bon gros redneck que les années n’ont pas vraiment arrondi. Du coup, quand il doit faire équipe avec une post-ado rebelle et un jeune latino (et, plus tard, une fliquette black) pour tenter de réparer une de ses énièmes conneries avec le Necronomicon, on peut s’attendre à ce que ça déménage.

Et ça ne déménage pas qu’un peu: la série reprend, tout au long de ses dix épisodes courts (30 minutes), les codes des films des années 1980, avec mouvements de caméra absurdes, jump-scares et seaux d’hémoglobines complaisamment balancés à la tronche des personnages. Sans oublier Lucy Lawless dans le rôle de la chasseresse qui court après le bouquin.

C’est donc, très con, très gore-pour-rire et très rock’n’roll. C’est également truffé de clins d’œils à la série originelle, y compris donc dans le traitement de l’image. Le fait que Sam Raimi soit derrière le projet (il réalise le premier épisode et est crédité comme auteur sur tous les épisodes) n’est sans doute pas étranger à cela. Si vous voulez mon avis, je préfère qu’il fasse ça plutôt que des films gnangnan avec Spiderman.

Bref, si les effets sanguinolents grand-guignolesques ne vous font pas peur, Ash vs Evil Dead est une replongée dans l’univers du chasseur de morts-vivants le plus débile de l’histoire du genre. Tout le monde a l’air de beaucoup s’amuser, le format court permet de ne pas s’ennuyer et c’est cinq heurs d’éclate, avec une deuxième saison à la suite (prévisible, au vu de la fin de la première).

Et allez, une bande-annonce pour conclure! Préparez le pop-corn:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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