Aucan au Romandie de Lausanne

Le groupe italien Aucan, c’est un peu Jekyll et Hyde : on les attend math-rock, les voici dubstep, on les croit électro aux albums qui baffent un peu et on les trouve électro qui baffe énormément en concert. C’est, en très gros et en très résumé, le bilan que je tire de leur prestation au Romandie de Lausanne, hier.

Eh oui, car votre tonton Alias ne craint pas le poids des ans et enchaîne festival majeur et concert de musique qui poutre dans la même semaine – sans oublier la Fête du Jeu samedi prochain à Saxon, mais je vous en reparlerai (genre, dimanche). Ça se paiera, mais baste : je suis en vacances, je fais ce que je veux d’abord !

Donc Aucan. C’est juste la deuxième fois en autant d’années que j’assiste à la prestation live de ce trio d’excités – la précédente étant au Queen Kong Club de Neuchâtel – et, malgré le fait que leur dubstep électronique remuant n’est pas exactement ma musique de prédilection, je ne m’en lasse pas. Cette fois, j’avais même emmené la fine équipe de 2 dés sans faces dans mon sillage, prétextant la fin du projet Nobilis 3 (je vous en reparlerai aussi ; ce fut épique).

Nous avons eu droit à une traditionnelle première partie du nom de Where Are The Stars dont je dirais, pour rester poli, que leur bouillie sonore molle à base de chanteuse qui donne l’impression d’avoir un micro à douze mètres ne m’a pas vraiment convaincu. Vous aurez noté que j’ai évité d’apporter à la question sa réponse canonique.

Fort heureusement, leur prestation fut brève et Aucan monte sur scène vers 22 h 30. Disons les choses : si vous avez déjà entendu un album d’Aucan, vous n’avez pas réellement entendu Aucan. C’est un peu le mythe de la caverne platonicienne appliquée à la musique qui poutre : l’enregistrement en studio n’est que l’ombre imparfaite du groupe en concert.

Bien évidemment, musicalement, c’est le DNA EP et Black Rainbow qui ont tenu le haut de la – brève, mais intense – setlist, mais j’ai cru reconnaître (à ma grande joie) un ou deux albums du premier album éponyme, plus en tous cas un voire deux morceaux inédits. Il est un peu dommage que le public n’ait commencé à bouger que sur les derniers morceaux, mais il est vrai que l’avalanche sonore a tendance à rendre facultatif les manifestations autres.

Toutes les bonnes choses vont par trois, y compris – dans le cas présent – les cavaliers de l’Apocalypse. Le trio de deux claviers-guitaristes accompagnés par leur batteur fou en est l’illustration. Surtout la partie « cavaliers de l’Apocalypse ». Mes collègues étaient un peu ennuyés par le son ultrapuissant : petites natures ! Ils ne savent pas ce qui est bon ! (OK, je soupçonne que Corvus Corax a probablement flingué une grande partie de mes terminaisons auditives dimanche passé, à moins que ce ne soit plus de vingt-cinq ans de concerts qui aient laissé leur marque sur mon ouïe ; allez savoir !).

Bref, si vous aimez la musique qui poutre et que vous n’avez pas peur de la musique électronique, allez voir Aucan s’ils ont l’heur de passer dans vos parages. C’est un vrai groupe de concert, un qui tabasse !

Mes photos de concert, un peu moins toupourrites car prises avec un vrai appareil, mais pas terribles quand même car pas prises par un vrai photographe, sont comme toujours sur Flickr.

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