Ayreon: The Theory of Everything

Ce qui est ennuyeux avec Ayreon, c’est que c’est un groupe qui colle à son style « rock progressif symphonique à grand spectacle » et qui n’en décolle que très rarement; par contre, ce qui est cool avec Ayreon, c’est que quand il le fait bien, comme dans le dernier album en date, The Theory of Everything, c’est vraiment bien.

Pour ceux qui viennent d’émigrer de Corée du Nord, Ayreon, c’est le nom d’un des mille douze projets d’Anthony Arjen Lucassen, multi-instrumentiste et compositeur néerlandais et grand amateur de concept-albums, de rock et de métal progressif et de science-fiction, choses qui vont très bien ensemble j’en sais quelque chose.

Dans le cas présent, The Theory of Everything n’est un concept-album de science-fiction – ou alors au sens littéral du terme: de la fiction à propos de la science. Plus précisément d’un scientifique obsédé par la grande théorie de l’unification et qui va passer à son fils psychotique cette obsession, obsession qui finira par consumer ce dernier.

Comme souvent avec Ayreon, on a droit, pour cette opéra/comédie musicale à la sauce prog, à un casting spectaculaire: Jordan Rudess (Dream Theater), Marco Hietala (Nightwish), Rick Wakeman (Yes), Keith Emerson (ELP), John Wetton (Asia), Steve Hackett et bien d’autres.

Le résultat est, lui aussi, spectaculaire. Physiquement, d’abord: The Theory of Everything est un double album divisé en quatre tableaux, pour un total de près d’une heure et demie et quarante-deux pistes, le tout s’enchaînant avec fluidité.

Musicalement, ensuite: à mon avis, c’est l’album le plus maîtrisé de Lucassen. Il possède un véritable souffle épique et une narration musicale qui complémente parfaitement les paroles. On peut presque suivre le déroulement de l’histoire via les différents thèmes musicaux qui se répètent et se répondent tout au long de l’album.

Pour tout dire, je le trouve largement plus convaincant que son précédent opus, 01011001, même si je peux difficilement passer sur le reproche principal que je lui faisais à l’époque: Ayreon y fait du Ayreon et pas grand-chose de plus. On ne peut pas dire que Lucassen renouvelle son style, à base de rock progressif, de métal et de musique symphonique, mais au moins applique-t-il ici ses recettes à la perfection.

À moins d’être particulièrement allergique au style du monsieur (je vous mets ci-dessous un extrait), je vous conseille donc chaudement The Theory of Everything. C’est probablement un des tous meilleurs albums de Ayreon et sans conteste une des meilleurs sorties de la fin d’année en matière de rock progressif.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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