Birds and Buildings: Bantam to Behemoth

J’avoue que, dans la catégorie des noms stupides, on a encore ici affaire à du lourd avec Birds and Buildings, même si c’est un nom qui s’explique dès « Birds Flying Into Buildings », le premier morceau de cet album, Bantam to Behemoth. Comment ça, ce n’est pas clair?

D’accord, ce n’est pas très clair. Mais, à ma décharge, je dois avouer que la musique que ce quatuor américain est à peu près dans la même veine que celle d’Ihsahn, précédemment chroniquée, mais en rock progressif; on y retrouve d’ailleurs les pointes de saxophone torturé, sauf que, dans ce cas, ça choque moins.

En bref, c’est très complexe, avec des sonorités très années 1970 et des influences clairement marquées par Van der Graaf Generator – qui est une sorte d’asymptote du rock progressif barré. Le groupe cite également King Crimson et Magma dans ses influences et ça devrait être suffisant pour faire lever le sourcil du prog-head le plus blasé.

En grande partie instrumentale, la musique de Birds and Buildings se compose principalement de longues plages nerveuses, comme le « Birds Flying into Buildings » déjà mentionné, « Chakra Khan » ou le très sympathique « Yucatan 65: The Agitation of the Mass », ainsi que des parties chantées plus traditionnelles et, à mon avis, beaucoup moins bien maîtrisées (et pas très intéressantes non plus).

C’est bien dommage, parce qu’on sent que l’album a des éléments de cohérence interne au-delà de son style musical volontairement déconstruit, mais je n’ai pas l’impression que les chansons en fassent partie, d’où un sentiment de frustration de type « mais qu’est-ce que ça fout là? » En fait, dès que la musique se ralentit quelque peu, elle perd de son intérêt; ça fait un peu vélo: en-dessous d’une certaine vitesse, elle a tendance à se péter la gueule.

Pour autant, c’est un album que je recommande à ceux qui ont envie d’essayer un bon gros délire à la façon des seventies. Pour un premier essai, Bantam to Behemoth n’est certes pas parfait, mais ceux de ses morceaux qui tiennent la route sont vraiment très bons.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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3 réponses

  1. Priam dit :

    Mince, ça c’est un super album…
    Bravo à toi !!!

  2. Priam dit :

    Super album !
    Bravo….. Pourquoi, on en a pas plusieurs comme ça ?

    • Alias dit :

      Je suppose que si la production de rock progressif était universellement composée d’excellents albums, 1) ça se saurait et 2) on finirait assez rapidement par s’ennuyer.

      En parlant de « plusieurs comme ça », je suppose qu’il y a un commentaire de trop. 🙂

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