Captain America: The Winter Soldier

Décongelé après septante ans à la fin du premier film, plongé dans un conflit majeur dans The Avengers, Captain America revient dans The Winter Soldier, dans lequel il va devoir affronter une menace bien plus pernicieuse: un SHIELD perverti de l’intérieur.

Parmi la myriade de super-héros de l’univers Marvel, Captain America semble au premier abord être un des plus casse-gueule à adapter, à cause de son patriotisme à fleur de peau et très premier degré. Dans le premier film, les scénaristes avaient eu l’idée de le replacer dans le contexte de ses origines et, d’une part ça nous avait donné un des films les plus jouissivement pulp qu’il m’avait été donné de voir, mais en plus ça donnait une certaine profondeur au personnage.

Dans ce deuxième opus, la menace est la même: les savants fous nazis connus sous le nom de HYDRA reviennent, avec l’objectif de mettre toute la planète sous un ordre totalitaire qui amènerait la paix – du genre qui règne dans les cimetières. Mais elle est remise au goût du jour en la liant à la folie sécuritaire et à la tentation du panoptique numérique. Bon, le message “société sécuritaire = Nazis” n’est pas exactement des plus subtils, mais on passera là-dessus.

Parce que l’intérêt d’un film comme Captain America: The Winter Soldier, c’est clairement l’action. Et là, il faut dire ce qui est: il y en a. Beaucoup. Les personnages principaux de cette histoire – Captain America lui-même, la Veuve Noire, un ancien vétéran qui devient Le Faucon, ainsi que Nick Fury et d’autres – font le coup de feu plus souvent qu’à leur tour. Ça bastonne massivement, les scènes d’action sont somme toute plutôt lisibles, malgré la 3D qui, comme d’habitude, à tendance à rendre tout flou.

Les scènes de transition permettent de se concentrer un peu sur les personnages, de découvrir que le capitaine Steve Rodgers s’adapte plutôt pas mal à ce début du XXIe siècle (je dois avouer avoir doublement ricané quand il visite l’expo à sa propre gloire, dans le National Air and Space Museum, que j’avais visité récemment), même s’il souffre des mêmes problèmes psychologiques que les autres vétérans. Les efforts de ses petits camarades pour lui trouver une copine sont à cet égard aussi pathétiques que touchants.

Tout n’est pas parfait; certains des personnages secondaires ne sont pas crédibles une seule seconde. Ne me dites pas qu’avec leurs moyens, les studios n’auraient pas eu les moyens de prendre des acteurs parlant réellement le français au lieu de se rabattre sur un Québécois (censément algérien et s’appelant Batroc; WTF?) et des gens qui parlent en phonétique. Cela dit, le fait qu’Armin Zola soit Suisse a beaucoup fait rire dans notre ciné.

Un des éléments impressionnants de ce film, c’est aussi le degré de construction de ce nouveau Marvelverse cinématographique et télévisuel – car ce film se déroule également en parallèle avec la série télé Agents of SHIELD et si la bagarre entre Captain America et HYDRA au sein du QG du SHIELD est impressionnante, elle l’est encore plus vue au niveau des “simples” agents de terrain. Mais je reviendrai sur la série télé plus tard.

Quoi qu’il en soit, je ne peux que conseiller aux amateurs de films d’action et de superhéros d’aller voir cet excellent The Winter Soldier. C’est de l’action en barre, avec du rythme et pas mal de contenu intéressant en dehors des fusillades et des poings dans la gueule.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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