“Cette crédille qui nous ronge”, de Roland C. Wagner

Ça y est, j’ai enfin acheté un bouquin de Roland C. Wagner qu’il a écrit sous son vrai nom! Enfin, bon: avec les 136 pages de Cette crédille qui nous ronge, je n’ai pas pris le plus gros, non plus. En même temps, si la qualité des bouquins se décidait au poids, ça se saurait et, en l’occurrence, celui-ci est un petit bijou.

Parue à l’origine chez Fleuve Noir Anticipation en 1991, ce court roman s’attache à la personne de Quartz B., narrateur et garde du corps d’un ambassadeur terrien expédié sur une lointaine colonie (quand on n’a pas d’hyperespace, toutes les colonies extra-solaires sont lointaines).

Le problème vient quand ledit protagoniste s’aperçoit qu’il a été réveillé en retard, que sa charge est morte dans un accident (lui léguant la sienne, de charge) et qu’en plus, il a perdu un bras, remplacé par une prothèse mécanique – fort élégante et pratique, soit, mais quand même…

Le voici donc catapulté dans un monde qui lui paraît primitif, peuplé de francophones au parlé savoureusement tarabiscoté (et qu’il est à peu près impossible de lire sans le vocaliser intérieurement avec un accent québécois), à devoir arbitrer une querelle alimentaire qui menace de dégénérer en guerre civile.

Tant par son format que par son intrigue, Cette crédille qui nous ronge a un petit côté conte, une sorte de fable écologique sur fond de SF. Il n’y a là rien d’absolument transcendant, mais une atmosphère et un style que j’ai trouvé délicieux. Ça se lit vite, la mise en page est agrémenté de dessins des bestioles d’Océan, la planète sur laquelle se trouve la colonie, signés Caza (qui réalise également la couverture) et on en ressort avec la banane.

Petit format, grand plaisir; à recommander sans réserve.

L’avis de Traqueur Stellaire.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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4 réponses

  1. Guillaume44 dit :

    Je te rejoins, ce petit bouquin est vraiment très bien.

  2. Un lecteur dit :

    “se finit avec la banane”
    On peut dire cela de la totalité des romans de RCW. Y’en a deux (difficiles à trouver) que je n’ai pas lus mais je doute qu’ils fassent exception à la règle.
    Les Futurs Mystères de Paris est une série dont je m’étonne que tu ne l’aie pas déjà lue… Pis tu peux aussi tenter le plus ambitieux Rêves de Gloire.

    • Alias dit :

      Si “Rêves de gloire” est celui qui se passe dans une Guerre d’Algérie uchronique, il est sur ma liste. De façon générale, après cette première expérience, à peu près toute la bibliographie de RCW est sur ma liste.

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