Chaos Divine: The Human Connection

Je ne sais pas si c’est parce qu’ils sont australiens, mais, avec leur nouvel album The Human Connection, les cinq chevelus de Chaos Divine sont très doués pour faire de la musique qui met la tête à l’envers. Découvert grâce aux bons soins de Denis, de Progressive Area, ce groupe produit un métal progressif très enthousiasmant, puissant, parfois brutal, bourré d’énergie et, sans être un parangon d’originalité, truffé de petites trouvailles qui font bien.

Mélange de vocaux clairs et growlés, de métal progressif bien tarabiscoté et de mélodies extrêmement accrocheuses, The Human Connection, derrière une fort belle pochette, est une de ces bonnes surprises venues de nulle part (c’est dans la banlieue de Perth). Il y en a vraiment pour tous les goûts: les amateurs de métal mélodique, comme les fans de progressif qui ne rechignent pas sur le brutal, à mi-chemin entre Opeth et Dream Theater.

Ce qui est surtout frappant avec Chaos Divine, c’est qu’ils ne font pas semblant: quand ça growle, ça hurle méchant (“Invert Evolution” par exemple); quand ça donne dans le métal progressif acrobatique (“At the Ringing of the Siren” ou “No Road Home (Solastalgia)”), ça voltige dans tous les sens; et quand ça fait dans le mélodique (comme sur “Chasing Shadows” ou “Silence”, dont le refrain rappelle curieusement Enchant, groupe de néo-prog US), les anciens maîtres du hard-FM peuvent s’accrocher à leurs arpèges.

Mais là où c’est vraiment impressionnant, c’est que le groupe parvient à intégrer ces trois éléments en un tout qui ne ressemble ni à une soupe, ni à un patchwork frankensteinien. Écoutez par exemple “One Door” – ça tombe bien, c’est le premier morceau de l’album – ou “Astral Plane”. Il y a sur l’album un morceau qui s’appelle “The Beaten Path”; statistiquement, il leur arrive de le suivre, mais pas souvent (et quand c’est le cas, le chemin en question porte plainte pour brutalité excessive).

Je vais vous la faire courte: c’est de la balle! Achetez cet album, écoutez-le en boucle jusqu’à ce que les fichier MP3 soient usés, offrez-le à vos grands-parents! Si vous n’aimez pas le métal progressif, vous apprendrez! Et si malgré tout vous n’aimez pas cet album, évitez de me le dire si vous tenez à vos rotules!

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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