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Checking for Echo: The War Is Never Won

Checking for Echo: The War Is Never Won

Il m’arrive de recevoir des albums en service presse; ce sont souvent des projets solo, mais il est rare que ce soit en rock progressif. Checking For Echo en est un, né de la créativité de Jon Farley, et The War Is Never Won, concept-album sur l’immoralité de la guerre, est plutôt convaincant.

Jon Farley est un musicien qui a fait partie de plusieurs groupes depuis la fin des années 1970. Frappé par une maladie pulmonaire, il a dû s’exiler loin des villes et s’est lancé dans ce projet, Checking For Echo, qui rappelle le néo-prog des premières années, avec un côté cinématographique qui m’a fait penser à Jon and Vangelis.

Avec huit pistes et près de cinquante-cinq minutes, The War Is Never Won n’est pas un petit album. Il commence d’ailleurs par un epic de seize minutes et se conclut par un autre epic, de onze minutes cette fois. Entre ces deux extrêmes, des pistes plus courtes, entre quatre et cinq minutes.

Si j’utilise en intro l’épithète « convaincant » pour qualifier cet album, c’est parce qu’il a des aspects bons, voire très bons, mais aussi… moins bons. Mais, globalement, mon impression est positive.

On va toute de suite évacuer les aspects moins bons. La plus évidente, c’est la voix de Jon Farley. Ce projet est pour lui un moyen pour entraîner sa capacité pulmonaire et il est évident que ce n’est pas le point fort de l’album. Ce n’est pas mauvais, loin de là (voir « The Greater Good »), mais on sent les limitations, surtout quand il essaye de forcer.

Musicalement, on est dans un style qui est à la limite du rétro-prog (ou du rétro-néo-prog). La production est aussi un peu plate et je ne suis pas fan de l’illustration de couverture.

Ceci posé, Checking for Echo est déjà un projet qui a un son à lui. Même si les influences sont souvent assez évidentes (notamment Yes et IQ), on n’a pas l’impression d’écouter du prog « à la manière de ». Et les parties de claviers sont souvent somptueuses.

Les deux epics de l’album sont, sans surprise, les moments forts de The War Is Never Won. J’aime aussi beaucoup le très « vangelisien » « Victory Waltz ».

The War Is Never Won est disponible sur Bandcamp et tous les profits de la vente de cet album sont redistribués à un hospice en Grande-Bretagne. Si vous aimez le néo-prog, c’est un album qui mérite une écoute.

Bonus: la vidéo de « The Falling man »:

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