Cirrus Minor

Cirrus Minor

Un nom de groupe simple – Cirrus Minor – un album du même nom et des pistes numérotées par de simples chiffres romains, vous êtes sûr que c’est bien du post-rock? Simple, certes, mais un album de bon goût, composé par un groupe français que nous a encore dégoté Fred Bezies, qui s’avoue accro au post-rock instrumental. Mais avec une came pareille, qui l’en blâmerait?

Avec un nom inspiré par un morceau mérovingien de Pink Floyd, Cirrus Minor, originaire de Normandie, propose un post-rock instrumental globalement classique, dans une veine cinématique ponctuée par des dialogues. Les experts noteront d’ailleurs une légère influence floydienne sur certaines pistes.

Cinq pistes donc sur ce court album – moins de quarante minutes au total – numérotées de I à IV, avec au milieu un bref interlude. Vous aurez vite fait le calcul, les morceaux dépassent allègrement les six minutes, avec un pic à près de onze pour “III”. Il faut bien ça pour développer les thèmes et les ambiances.

Alors bon, je ne vais pas vous moubourrer: si le post-rock instrumental vous fatigue, il y a peu de chance que cet album vous réconcilie avec le genre. Dans la forme, c’est très classique, avec un rock instrumental très planant et une construction basée sur de lentes montées en puissance.

Ceci posé, Cirrus Minor fait preuve d’une maîtrise remarquable de son sujet et cet album est spectaculaire dans son intensité. Ce n’est pas une révolution, ni même une évolution du post-rock, mais c’est une démonstration de ses principes en une application qui ne se perd pas dans des méandres inutiles. Efficace.

On y trouve même quelques pointes d’instrumentations peu banales, notamment dans “III”, qui est incontestablement le morceau-phare de l’album.

Si vous appréciez ce genre et si vous cherchez une musique aux ambiances travaillées, Cirrus Minor a de quoi vous proposer quarante minutes de bonheur pour une somme modique (€5), le tout sur Bandcamp.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. C’est vrai que c’est un très bon album. Je ne me souviens plus comment je l’ai dégoté, mais il est allé rejoindre Anathème, Collapse, Grimlake ou encore Have The Moskovik (liste non exhaustive) dans mes albums de post-rock français.

    Et de rien pour la découverte, c’est mon plaisir 🙂
    Frederic Bezies Articles récents…En vrac’ mercurien.My Profile

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