Citizen Cain: Skies Darken

Il y a le bon rétro-progressif et le mauvais rétro-progressif. Le mauvais rétro-progressif, il fait rien qu’à copier les vieux groupes de années fastes du prog: Yes, Genesis, Pink Floyd, etc. Le bon rétro-progressif, il fait pareil, mais c’est bon. Tout ceci pour vous dire que Skies Darken, dernier album en date du groupe écossais Citizen Cain, entre plutôt dans la seconde catégorie.

Citizen Cain fait partie de ces groupes qui, visiblement, ont derrière eux une carrière kilométrique (genre vingt ans depuis le premier album, trente si on compte leurs débuts effectifs) et dont je n’entends parler que maintenant, au hasard de critiques dithyrambiques, notamment sur Prograchives. Du coup, je suis assez mal placé pour comparer avec leur production passée, mais ce que je puis dire, c’est que si elle est à l’image de cet album, c’est du lourd!

Skies Darken est un album qui donne l’impression qu’il y a eu une bulle temporelle de quarante ans et que le Genesis période Peter Gabriel est soudainement réapparu il y a quelques années et s’est remis à faire des albums. Pas vraiment comme si de rien était, d’ailleurs, mais plutôt en ayant digéré les quarante ans de prog passés.

Donc, au final, on a un rock progressif à la Genesis, avec ses soli de claviers acrobatiques et doublés d’une rythmique un peu folle, ainsi qu’un chanteur qui sonne presque exactement comme Peter Gabriel, mais qui a un son redoutablement moderne, avec des guitares qui attaquent et une production qui poutre.

Alors certes, des groupes qui font du Genesis-sans-Genesis, ce n’est pas ça qui manque – à commencer par les Italiens de The Watch, modèles du genre. Là où je pense que Citizen Cain les surpasse, c’est qu’ils font un genre de musique qui ressemble à ce que Genesis aurait fait en commençant leur carrière trente ou quarante ans plus tard.

Skies Darken, avec ses presque septante-cinq minutes, est donc un excellent album, que je conseille aux fans de prog en général et de Genesis en particulier (pour le cas où vous ne l’auriez pas encore bien compris, donc).

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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