Coheed and Cambria: The Afterman: Descension

The Afterman: Descension est le second volet d’un double album de Coheed and Cambria, le groupe américain de métal progressif à tendances punk. C’est aussi un autre chapitre de leur concept de science-fiction, The Amory Wars. Ce qui serait très bien si j’avais la moindre idée de quoi ça parle.

Je dois avouer que c’est une des choses qui me frustrent avec Coheed and Cambria: ils construisent une narration sur maintenant pas moins de sept albums, plus des bandes dessinées, et je n’arrive pas à m’intéresser à l’histoire.

La faute en est sans doute à la musique, ce qui illustre pourquoi, même si ça semble une bonne idée, il est dangereux d’utiliser du métal comme bande-son pour une histoire. Non que la musique soit mauvaise, au contraire: elle est trop intéressante en elle-même, au point de distraire de l’histoire.

Au reste, sur les neuf pistes (plus trois bonus) qui composent The Afterman: Descension, il y a quand même un certain nombre d’artéfacts qui ressemblent à tout, quoique pas exactement, sauf à du métal, comme par exemple « Number City » ou le très pop « Away We Go ». Mais l’ensemble de l’album est plutôt dans la lignée des excellents et très pêchus « The Hard Sell » ou « Gravity’s Union ».

Coheed and Cambria, c’est un peu un goût acquis: il m’a fallut un certain temps pour me faire à cet étrange mélange musical, à nul autre pareil, mais qui commence sérieusement à ne pas se renouveler.

C’est peut-être le principal défaut de The Afterman: Descension, qui est dans la ligne de leurs précédents albums. Si on aime, on aimera; si on n’aime pas, ça ne va pas s’arranger (en même temps, depuis le temps, si vous n’aimez pas et que vous achetez quand même, vous n’aurez que ce que vous méritez.

Bonus: la vidéo de « The Dark Side of Me », probablement pas la plus représentative du style excité du groupe:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. acritarche dit :

    Je te rejoins dans ta chronique.
    Le goût acquis – check
    La musique qui prime sur l’histoire – check
    Le manque de renouvellement – check

    Et à chaque album, j’en redemande!

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