Collapse: The Sleep in Me

Collapse: The Sleep in Me

The Sleep in Me est le troisième album du groupe français de post-rock Collapse, que j’avais découvert avec un album fort enthousiasmant l’année passée. Celui-ci est né via un financement participatif auquel j’avais participé et j’ai donc pu le télécharger dès sa sortie.

Si le précédent album était clairement dans le genre post-rock, je suis moins sûr pour celui-ci. La musique est plus une forme hybride, qui garde un fond de post-rock avec ambiances et montées en puissance classiques, moitié rock instrumental plus conventionnel, avec quelques pointes de metal.

The Sleep in Me ne compte que sept pistes, mais atteint presque les cinquante minutes. Un des morceaux approche les dix minutes et un autre le dépasse. Collapse semble privilégier la forme longue et ce n’est pas un mal, car c’est une forme que le groupe maîtrise.

Pourtant, j’avoue être un peu déçu par cet album; sans savoir exactement pourquoi, je ne retrouve pas les mêmes sensations que sur The Fall. L’ensemble me paraît plus convenu, moins intense – pas mauvais, entendons-nous bien.

Cela dit, il y a de très beaux passages, comme « Breathing Holes », « The Mental Room » ou « Closer to the End ». On sent clairement que Collapse est un groupe qui maîtrise son sujet; l’instrumentation est carrée et la production impeccable. Je ne suis par contre pas fan du dernier morceau, « Sleep for Me », qui est le plus long de l’album, et je trouve aussi bizarre que le narratif de « Horla » soit en anglais.

Je soupçonne que ma déception n’a pas grand-chose à voir avec des raisons rationnelles, mais plus avec une possible overdose de post-rock. Oui, encore. Je sais: en plus d’être irrationnel, je ne suis pas raisonnable. The Sleep in Me est objectivement un album solide; si je ne m’y retrouve pas, ce n’est pas de la faute du groupe.

Pas tout à fait post-rock, The Sleep in Me est un album qui pourra néanmoins intéresser les amateurs du genre, ainsi que ceux qui préfèrent des albums moins typés. Vous pouvez le trouver sur Bandcamp pour un prix ultra-raisonnable: deux euros. Et je vous prie de me croire: ce n’est pas un album à deux balles!

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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