Comment (ne pas) faire un podcast

Dans la série des projets-bricolage du week-end, ce dimanche j’ai fait mes premiers pas dans la création de podcasts. Pour ceux qui se connectent sur ce blog via Minitel ou WebTV, un podcast est, en très résumé, une émission de radio diffusée sur Internet. Et, pour être très précis, mes premiers pas ont surtout consisté dans le téléchargement de l’application GarageBand et de son utilisation pour aider à créer une narration de deux minutes sur fond musical; ce n’est même pas moi qui faisait la narration, d’ailleurs.

Il faut dire que les podcasts et moi, ça fait deux. Dans les bons jours. J’ai beaucoup de mal avec ce média, en partie parce qu’il m’en rappelle un autre que je déteste profondément: la radio. Mon problème avec la radio, c’est que, de mon expérience, c’est à 50% de la musique que je n’aime pas, à 20% des animateurs qu’on à envie de baffer rien qu’à les entendre respirer et à 20% des pubs. Quand on se rappelle que, chez moi, “musique que je n’aime pas” est fondamentalement équivalent à “excuse valide pour meurtre de masse”, ça ne va juste pas.

En partie seulement, parce que l’autre problème est que je n’ai pas beaucoup de temps pour écouter de la narration. Surtout, ça me déconcentre très vite; au bureau, par exemple, j’écoute de la musique sur mon iMachin via des hauts-parleurs externes – et encore, pas trop fort pour ne pas déranger mes voisins. Pour donner un autre exemple: si je regarde la télé tout en surfant sur mes flux RSS, comme je le fais le plus souvent le soir, j’ai tendance à rater la moitié des épisodes (de l’un ou de l’autre). Et comme il est hors de question que j’écoute quoi que ce soit quand je fais du vélo…

Un problème connexe est que, si je regarde les quelques podcasts qui pourraient m’intéresser – genre, Radio Rôliste ou La Cellule – ce sont des “émissions” qui durent plus d’une demi-heure et jusqu’à deux heures. Je n’ai simplement pas autant de temps à consacrer à ces trucs-là, même par petits bouts (ce d’autant plus que d’entendre les hésitations et les “euh…” à répétition, même de potes, ça use rapidement).

Évidemment, le truc rigolo, c’est qu’après en avoir dit tant de mal – que ce soit du média autant que de ceux qui en font (et qui vont sans doute me casser les rotules à l’occasion, juste pour la forme) –, je vais sans doute en faire moi-même, comme support promotionnel pour la “campagne lupanar”. Promis: je vais tâcher de faire court et pas chiant. Et vous aurez toujours le droit de vous moquer abondamment de ma poire si je suis ridicule.

(Logo Peter Marquardt/lemotox sous licence Creative Commons share-alike.)

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