Comment régler tous les problèmes de Genève

Dans un mois, ce sont les élections cantonales à Genève et, du coup, fleurissent les affiches politiques, notamment celles hideuses par la forme et par le fond du parti qu’un ami (pourtant pas du même bord politique que moi) qualifie de “mouvement si moyen genevois”.

Il faut dire ce qui est, ces affiches font réfléchir – surtout à des moyens de les faire disparaître ou à des représailles sanglantes envers le non-graphiste qui les a commis. Mais aussi à des moyens de résoudre les râlaisons qui leur servent de slogan (y’a pas, au moins ça c’est très genevois).

Et, en y réfléchissant, je suis arrivé à une solution qui résoudrait presque tous les problèmes du canton: l’annexion de Genève à la France (au passage, on revend Céligny aux Vaudois, pour simplifier).

En effet, avec une Genève française, on n’aurait plus de problèmes de frontaliers (puisqu’il n’y a plus de frontières), plus de problèmes de logement (y’a qu’à construire chez nos nouveaux voisins), plus de bouchons (bon, là, je rêve sans doute un peu).

On règle au passage tout ce merdier entre ville et canton: nos députés pourront aller faire les guignols sous les ors de la République; ça les changera du Grand Conseil.

On solde aussi toute cette pénible question d’évasion fiscale: une fois Genève française, les fonds soustraits au fisc reviennent naturellement (et on remplace les mendiants d’Europe de l’Est par des banquiers privés bien de chez nous); le passage à l’euro permet également de simplifier les automates à billets des TPG (et le CEVA devient un vrai RER).

En plus, ça débarrasse l’armée suisse d’un de ses plus gros contingents de tire-au-cul et ça résout en plus la question du service militaire obligatoires (bon débarras) et celle du Gripen face au Rafale.

Je suppose qu’il y aurait quelques problèmes à régler, comme de savoir si on crée un nouveau département ou si on partage entre Haute-Savoie et Ain. Je soupçonne aussi que, malgré tout le mal qu’on peut dire de l’Office cantonal de l’emploi, son remplacement par Pôle Emploi risque de faire des dégâts.

Ça risque aussi d’être douloureux pour le FC Servette (et ses fans), qui doit bien avoir le niveau pour la 3e division française dans ses bons jours. Au moins ça lui évitera de se prendre des 8-1 face à Sion.

Non, vraiment, ça me paraît la meilleure solution. Ou alors on ressuscite le Royaume de Savoie

(Image originale: Flixecourt (Somme), photo par Marc Roussel, sous licence Creative Commons Partage à l’identique, via Wikimedia Commons. L’image modifiée est donc elle aussi disponible sous cette même licence Creative Commons Partage à l’identique.)

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15 réflexions au sujet de “Comment régler tous les problèmes de Genève”

  1. Hé, VOUS deviendriez des frontaliers ! Et partiriez bosser à Lausanne.

    Les actuels frontaliers vous mèneraient la vie dure, ils ne sauraient plus aller bosser.

    Pour Pôle Emploi, la remarque est bonne.

    Le club de foot ne ferait sans doute pas si mauvaise figure dans notre championnat national vu le niveau.

    Tu parles de réinstaurer un État passé : pourquoi ne pas revenir à une Genève indépendante ? Plus de service militaire ni d’avion de combat, ça ne sert à rien de tenter de défendre une ville, autant confier votre sécurité au grand voisin qui n’a jamais cédé à la tentation de braquer les divers paradis fiscaux à sa frontière.

    L’entrée dans l’Union Européenne poserait moins de problèmes que celle dans la France, vous passeriez à l’euro du jour au lendemain.

    Par contre, pour les bouchons…

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  2. En voilà une bonne idée ! On annexe la Wallonie par la même occasion et on recrée la Grande France* !

    Moi je vote pour en tout cas. 🙂

    (*A prononcer sur un ton grandiloquent et légèrement suranné)

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  3. Te plaint pas, nous on a le FN avec des affiches toutes aussi hideuses et des idées toutes aussi nauséabondes voire plus sur certains points. D’après un récent sondage 32% des Français se considèrent proche des idées du FN.

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    • Je me plains si je veux, d’abord!

      Et note qu’en Suisse, l’UDC est le deuxième parti du pays, au niveau fédéral, avec environ 25% des sièges au Parlement.

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  4. La dernière de Jean François Coppé : pas de front républicain pour les municipales de 2014. Il y a des tas de mairies qui vont passer dans les mains du FN.

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