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Crusader Kings III

Crusader Kings III, les cent premières heures

J’ai récemment commis une erreur tragique: j’ai acheté Crusader Kings III. Pire: j’ai commencé à y jouer. C’est rude.

Crusader Kings III, c’est un jeu de grande stratégie signé Paradox, grands spécialistes du genre. Ce sont eux qui, entre autres, développent et éditent la série des Hearts of Iron, sur laquelle j’ai littéralement passé des milliers d’heures.

Ici, on ne parle plus d’industrie, d’aviation et de pointes blindées, mais du Moyen-Âge – en Europe, mais aussi sur tout le nord de l’Afrique et une bonne partie de l’Asie, jusqu’à l’Inde. Ce n’est pas la seule différence fondamentale.

Déjà, avec Crusader Kings III, on joue sur une plus grande période: on peut commencer le jeu en 883 ou en 1066 et jouer jusqu’au milieu du XVe siècle. Surtout, on y joue le rôle d’un souverain et, au-delà, de toute sa dynastie.

Quand je dis qu’on joue un rôle, ce n’est pas seulement une image: votre souverain a des caractéristiques (qui ressemblent plus à des compétences: Militaire, Diplomatie, Intrigue, etc.) et des traits.

Ce sont des éléments importants, qui conditionnent l’impact des actions du souverain. Par exemple, un personnage avec le trait « honnête » aura des pénalités s’il emprisonne quelqu’un sans raison valable.

Tout ceci contribue à donner à Crusader Kings III un côté « jeu de rôle » qui est plutôt bien vu. Les systèmes politiques féodaux ayant tendance à privilégier les relations de personne à personne, il y a là une dimension qui est moins présente pour des jeux couvrant les périodes suivantes.

Crusader Kings III: Afrique

Donc, on a un souverain qui a son domaine, petit ou grand selon s’il est un simple comte ou empereur. Il s’agit, d’une part, de survivre et, si possible, de faire croître son domaine.

Et sa dynastie, donc: une fois le souverain mort, son domaine ira à son héritier, ce qui n’est pas sans poser des problèmes en cas de succession partagée – la plus courante au début.

Pour cela, tous les moyens sont bons: alliances ou héritages plus ou moins forcés, conquêtes militaires, faux et usage de faux, etc. Ça, c’est la partie facile.

Là où ça devient franchement rude, c’est quand il y a succession. Oui, parce qu’au bout d’un moment, les personnages finissent par canner et, le plus souvent, les règles de succession impliquent un partage. Bye-bye le bel empire patiemment constitué!

Et ça, c’est un peu la base de Crusader Kings III. En plus de ça, il y a une myriade de choses à savoir et à maîtriser. Déjà, il y a des jauges pour tout et le reste, il y a des composantes religieuses et culturelles à gérer, plein d’événements aléatoires qui piquent et plein de décisions, de trucs vicieux à faire.

Disons-le: si vous aimez les jeux à la cool, en mode casual, ce n’est pas fait pour vous. Crusader Kings III n’est pas un jeu compliqué: Hearts of Iron IV est un jeu compliqué. Crusader Kings III est un jeu abominablement compliqué.

Vous allez mourir, souvent. Votre dynastie va partir en petits bouts pas très propres, souvent. Vous allez faire des ragequits, plein. Mais si vous kiffez les jeux de grande stratégie, vous allez y revenir, souvent.

C’est à cause de la chaîne YouTube Overmoon, que je connais pour ses Let’s Play sur Hearts of Iron IV, que j’ai découvert Crusader Kings III. J’y ai donc joué cent heures environ et je suis loin d’en avoir compris toutes les subtilités. Mais j’y reviendrai.

Bonus: la bande-annonce

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