Cynic: Kindly Bent to Free Us

Kindly Bent to Free Us, le dernier opus en date du groupe américain Cynic, apporte une preuve supplémentaire à l’adage qui dit qu’en rock progressif, il ne faut s’étonner de rien (adage que je viens donc d’inventer à l’instant, au cas où vous vous poseriez la question). Et surtout pas d’un groupe qui mélange free-jazz et métal progressif.

Je vous avais parlé du précédent, Traced in Air; Kindly Bent to Free Us poursuit encore plus loin dans la même lignée: un tiers de rock progressif un peu vintage, un tiers de métal et un tiers de jazz. Exeunt les vocaux growlés, le chant clair éthéré est désormais la norme; de façon plus générale, des origines death de Cynic, il ne reste plus que quelques guitares un peu agressives et une pochette un peu style-genre.

L’album propose huit titres pour un peu moins de quarante minutes; c’est donc plutôt court, avec certains morceaux qui pourtant dépassent les six minutes et demie. C’est surtout passablement répétitif: passé la surprise des premiers morceaux, on tombe dans une sorte de routine, mais qui est à ce point hypnotique que je me demande si ce n’est pas l’effet voulu. Le défaut, c’est que si on n’aime pas le genre, il n’y a pas grand-chose d’autre.

Sortent tout de même du lot « True Hallucination Speaks », qui donne le ton de l’album, le morceau titre « Kindly Bent to Free Us », qui a un petit côté « Sigur Rós rencontre Isis », « Moon Heart Sun Hand », qui fleure bon les théories new-age et « Holy Fallout ».

C’est peu, mais il n’y a, dans l’autre sens, aucun morceau qui ne soit réellement mauvais, non plus. Les musiciens de Cynic font montre d’une maîtrise de leur art et la seule chose qu’on peut réellement leur reprocher, c’est le manque de variété dans la voie qu’ils ont empruntée.

L’album est disponible à l’écoute et au téléchargement sur le site Bandcamp du groupe et je vous conseille d’y jeter une oreille avant d’envisager l’achat: Cynic est un groupe déroutant, original, mais qui n’est sûrement pas prévu pour toutes les oreilles. Moi j’aime bien, mais j’ai parfois des goûts bizarres. Parfois.

Bonus: la « lyrics video » de « True Hallucination Speaks », premier morceau de l’album au titre très évocateur:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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