Cynic: Traced in Air

La révélation du jour: le death-metal est mélodique. La preuve en est l’album Traced in Air, de Cynic. On vous aurait menti? Pas vraiment. En fait, il y a un truc: Cynic est un cas d’école: l’archétype du groupe de death-metal qui, avec le temps, se met à faire autre chose – dans le cas présent, presque complètement autre chose.

À vrai dire, Cynic est un cas d’école pour pas grand-chose d’autre: formé en 1987 comme un groupe de death-metal (donc), il sort un premier album en 1993, puis splitte. Quinze ans plus tard, le groupe se reforme et produit Traced in Air. Il semble que Focus, le premier album, ne ressemblait pas vraiment à du death-metal traditionnel, mais dans le cas présent, il ne reste plus de ce péché de jeunesse que des éléments trace, comme quelques vocaux growlés.

Cynic est en fait une groupe de métal expérimental qui lorgne à la fois vers le prog-metal et vers le jazz-rock. Pour tout dire, ce n’est pas très métal, entre les vocaux éthérés, les changements de rythme multiples et imprévus et les guitares à la Fates Warning.

Le maître-mot de cet album est “surprenant”; j’aurais aimé pouvoir dire, comme pas mal de fans, que c’est absolument génial, mais j’ai un peu du mal à y voir autre chose qu’une démonstration stylistique, certes magnifique, mais pas tellement inspirée. Il y a des morceaux intéressants, comme “The Space for This”, mais, passé l’étonnement initial, c’est un peu lassant à la longue, la faute notamment au chant.

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