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Dave Kerzner: New World

Dave Kerzner: New World

Dans le petit monde du rock progressif, on a beaucoup parlé de New World, le premier album de Dave Kerzner. Multi-instrumentiste, compositeur, ingénieur du son, ex-membre du groupe Sound of Contact du fiston Collins, l’Américain est une de ces pointures peu connues de la scène prog et cet album est plutôt déroutant.

Clair & Obscur, qui est un des premiers sites à en avoir parlé, avait même titré sa chronique « l’imposture du critique » tant il est difficile d’appréhender un album qui tape aussi clairement dans un style qui rappelle à la fois Pink Floyd, Genesis ou Alan Parsons. Surtout quand un Steve Hackett vient poser des parties de guitare au style si reconnaissable – et c’est loin d’être le seul invité prestigieux sur l’album.

J’ai pris la version « standard » de New World, qui ne fait que septante-huit minutes, répartie en dix pistes. Sauf que, sur ces dix pistes, il y en a deux, « Stranded » et « Redemption » qui encadrent le reste de l’album avec plus de dix minutes. Les autres sont sur des gabarits plus modestes, même si quatre d’entre elles flirtent avec ou dépassent les six minutes.

Dans le genre rétro-progressif, il est difficile de faire plus typé que ce New World, avec un son qui semble tout droit issu du tout début des années 1980 – mais avec une production moderne. Pink Floyd est clairement l’inspiration centrale, qui sous-tend un peu toutes les compositions, notamment avec un chant qui rappelle celui de Gilmour.

Pour utiliser une formule classique, il y a le bon rétro-progressif et le mauvais rétro-progressif. Le bon, c’est celui que j’aime bien et ce New World est un album que j’aime beaucoup. Il a ses côtés agaçants, ceux qui font qu’on ne sait pas trop si on est dans le domaine de l’hommage élaboré ou du pastiche pur et simple, mais il est très enthousiasmant.

« Stranded », « Into the Sun » et « The Lie » « Crossing of Fates » (un instrumental avec Keith Emerson au Moog), « Nothing » (échappé d’une playlist de 1985) et « Redemption » sont juste excellents et les autres morceaux sont oscillent entre « un peu moins qu’excellent » et « plutôt sympa ».

À ce stade, j’avoue que je me fous un peu d’être un imposteur – en même temps, je suis juste un petit branlo de blogueur qui écrit pour trois cents lecteurs les bons jours – et j’affirme que New World de Dave Kerzner est un excellent album qui, en prime, remet au goût du jour un style de rock progressif souvent peu ou mal perçu, celui des années 1980.

Bonus: la vidéo de “Stranded”, premier morceau de l’album

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