David Maxim Micic: Who Bit the Moon

David Maxim Micic: Who Bit the Moon

Autre artiste présent lors de la prochaine soirée prog du KIFF, à Aarau, David Maxim Micic n’est pas un inconnu de nos services ce blog, puisque j’avais eu l’occasion de chroniquer son excellent Bilo 3.0. Il revient cette année avec un nouvel album, Who Bit the Moon. Oui, j’en ai raté plein entre les deux, mais bon.

David Maxim Micic est un multi-instrumentiste dont je n’ai jamais réussi très bien à savoir s’il est croate ou serbe; il est né à Dubrovnik, mais il vit désormais à Belgrade. Comme on a mieux à faire que de rentrer dans des considérations nationalistes, concentrons-nous sur sa musique, un metal progressif instrumental qui rappelle tout à tour Devin Townsend et Joe Satriani. Ce qui est tout de même pas mal, comme grand écart.

Who Bit the Moon est un album plus inspiré du second que du premier, avec des compositions subtiles et en demi-teintes. Neuf pistes, dont certaines très courtes (entre une et deux minutes) et une – le morceau titre – qui conclut l’album sur dix minutes. Au total, un peu moins de quarante minutes.

Par rapport à ma précédente chronique, je dois avouer que le sieur Micic a, en quatre ans, sérieusement resserré les boulons. Who Bit the Moon a une très grande cohérence, une fluidité remarquable. Et si on pourrait lui reprocher la brièveté, on peut aussi se rappeler que le monde de la musique en général et du prog en particulier est plein de musiciens qui en font trop. En trouver un qui sait s’arrêter quand il le faut, c’est plutôt chouette.

Et puis ça n’empêche pas cet album de contenir une impressionnante quantité de très belles compositions, comme « Living Room » ou « 687 Days ». Certes, on est dans un registre plus ambiant/planant que secoué du bocal, mais ce n’est pas plus mal.

Who Bit the Moon est un album qui, sans être exceptionnel, est très bon. L’étiquette « metal progressif » est sans doute un peu trompeuse, en ce que l’ambiance générale de l’album est plus contemplative qu’emmenée, mais je conseille cependant à ceux qui cherchent un prog élégant et cohérent, avec de belles mélodies, d’y jeter une oreille. C’est facile: il est sur Bandcamp.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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