Dawn: Darker

Or donc, si vous avez suivi mon actualité récente, vous avez pu apprendre que le groupe de rock progressif suisse Dawn a sorti son nouvel album, Darker. Il est fort possible que ça vous en touche une sans faire bouger l’autre, mais pour ceux qui aiment le prog, lisez encore un peu, c’est du bon.

Dawn est un groupe qui évolue, comme beaucoup (qui a dit “trop”?) d’autres, dans la mouvance que j’appelle “rétro-progressive”, c’est-à-dire dont les compositions s’inspirent de très (qui a dit “trop?”) près des légendes des Temps Héroïques.

Dans le cas présent, Dawn lorgne du côté du Genesis du début des années 1970 – et aussi un peu du Marillion du début des années 1980, quand il lorgnait sur le Genesis du début des années 1970.

Ceux qui lisent mes chroniques sur le prog savent à quel point j’aime cultiver une relation d’amour-haine avec cette tendance, qui peut tout aussi bien nous valoir des clones insipides que des réinterprétations brillantes des thèmes musicaux de l’époque. Pour mon plus grand bonheur, Darker tend bien plus vers le second côté de la balance.

L’album, avec ses huit pistes, explose largement la barre des soixante minutes, avec pas moins de trois morceaux qui dépassent la barre des dix minutes et un autre qui s’en approche de très près. Presque tous ont le même format, avec une introduction chantée qui sert de point de départ à de grands passages instrumentaux. Très prog, quoi.

C’est plutôt une bonne chose. Outre le fait que je préfère largement les passages instrumentaux aux parties chantées, de façon générale, c’est vraiment dans ces parties-là que Dawn brille. Les grandes envolées de “Cold”, “Darker” ou “Endless”, ainsi que quelques parties du “8945” sont proprement somptueuses, avec des claviers de toute beauté.

Je suis donc moins fan des parties chantées. Pas que René Degoumois fasse un mauvais travail, mais le choix de monter loin dans les aigus est très casse-gueule et, parfois, ça ne colle pas vraiment; en choral, ça passe nettement mieux.

Mais l’un dans l’autre, Darker est un excellent album de rock progressif, qui mérite largement qu’on s’y attarde. Ce n’est certes pas l’album du siècle, mais il n’a pas à rougir de la comparaison avec d’autres albums du même genre.

L’album est téléchargeable sur pas mal de sites, pour un prix fort modique (€9). Je vous ajoute également “Endless”, un extrait écoutable sur Soundcloud.

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