Dawn à Neuchâtel

Dawn à Neuchâtel

De temps à autres, il me prend l’envie d’aller me faire un concert. Comme ça, juste parce que. Bon, ce n’est pas tout à fait vrai et, dans le cas de Dawn au Caveau du Bar King à Neuchâtel, je connaissais déjà le groupe, par ses albums et pour l’avoir déjà vu à Carouge et, en plus, c’était la veille de Ludesco.

Donc, sortie du bureau, train et hop! me voici à Neuch’ où, après avoir réussi un jet d’orientation, je parviens à trouver mon hôtel et, dans la foulée, la salle, qui est tout de suite à 300 m. Neuchâtel, ce n’est pas très grand non plus.

Par contre, l’exercice implique un certain nombre de bières (et du cidre, aussi, ainsi que de la Guinness, parce que presque-Saint-Patrick), ce qui cause quelques problèmes à la rédaction de ce compte-rendu, moins d’une heure après les faits. Hips.

Bref, concert. La salle en question n’est pas grande, ce qui tombe bien: on n’est pas beaucoup non plus, genre une vingtaine. C’est un peu dommage, mais bon, il faut se rendre à l’évidence: le rock progressif a cessé d’être sexy quelque part entre 1976 et 1978.

Malgré une concurrence déloyale du DJ d’à-côté – la configuration n’étant à cet égard pas optimale – Dawn monte sur scène à 22 h 30 avec une précision quasi-helvétique, ce qui est normal vu que c’est un groupe suisse.

Par rapport à leur précédente prestation, une conclusion s’impose: ils ont pris de la bouteille, depuis Carouge.

Le groupe va enchaîner près d’une heure et demie de concert en jouant la quasi-intégralité de Darker, notamment « Cold », « Darker », « Endless » ou « 090845 », qui prennent soudainement une dimension bien plus intense.

On sent que Dawn est rôdé, bien plus impliqué dans sa musique, les progressions narratives sont maîtrisées et très impressionnantes. Certes, le groupe propose un rock progressif qui s’apparente beaucoup à Genesis et au néo-prog des années 1980, ce qui ne révolutionne pas grand-chose, mais l’interprétation est remarquable.

En plus des morceaux de Darker, le groupe joue le classique « Rain on the Moon » et un « The Brook » bien barré, tous deux issus de Loneliness, et on finit en discutant devant une bière de festivals improbables dans des bleds perdus. Un concert de rock progressif réussi, quoi!

Ma galerie de photos, un peu pénalisée par un manque chronique de lumière, mais plutôt pas mal quand même, est disponible sur Flickr, sous licence Creative Commons.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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