DeeExpus: King of Number 33

Le deuxième album de DeeExpus, King of Number 33, fait partie du lot de disque que j’ai raflé à Paris il y a dix jours; en général, cette descente sur le rayon « rock progressif » de Gibert Musique se solde par beaucoup d’achats impulsifs et, en général, pas mal de déceptions. Cette fournée aura cependant été particulièrement faste et cet album est probablement le meilleur du lot, un pur bijou de néo-prog contemporain.

DeeExpus est un de ces multiples projets fleurissant autour d’un musicien un peu fou; dans le cas présent, il s’agit de l’Anglais Andy Ditchfield, qui pour l’occasion s’est entouré d’un certain nombre de pointures, en tête desquelles le clavier de Marillion, Mark Kelly. Le résultat est un néo-prog de très haute tenue, doté de compositions brillantissimes, auquel on ne saurait reprocher qu’un léger manque d’audace.

La musique de DeeExpus rappelle, sur ce King of Number 33, un croisement entre Marillion (bien sûr), Saga et des tendances plus modernes, comme Riverside. On notera également un morceau instrumental, « Marty and the Magic Moose » qui, outre d’inclure les gazouillis de la fille de Mark Kelly, emprunte à la fois des sonorités de Tangerine Dream et une grosse influence Mike Oldfield.

Côté quantité, on n’est pas volé: certes, seulement cinq morceaux, mais trois dépassant les sept minutes et un quatrième, le morceau-titre, au-dessus de la barre des vingt-cinq minutes. Seul le sus-nommé « Marty and the Magic Moose » ne fait « que » quatre minutes quarante. Côté qualité non plus: si les parties chantées sont un ton en-dessous des instrumentaux somptueux, cela veut dire qu’elles sont juste très bien.

Au rayon des invités, on notera sur le dernier morceau, « Memo », la présence de Nik Kershaw, un nom qui rappellera quelques souvenirs (bons ou mauvais, suivant les goûts) à ceux qui ont été jeunes dans la première moitié des années 1980.

Donc, rien à jeter dans ce King of Number 33, clairement un des plus impressionnants albums que j’aie écouté en ce début d’année (même s’il est sorti l’année passée); après, il vaut mieux aimer le rock progressif – tendance néo-prog marillionesque période Misplaced Childhood, tant qu’à faire. C’est du gros bonheur en barre (et en fichiers audio)!

Pour un petit échantillon, je vous propose un extrait live de « Memo »:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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