DEfacED: Dark Planets

DEfacED: Dark Planets

Je ne peux m’empêcher d’avoir un petit sentiment de déjà-vu avec ce Dark Planets, du groupe marseillais DEfacED: du métal progressif instrumental français de très bonne facture, il doit y avoir un nid… Quand on en aura marre des matchs PSG-OM (c’est-à-dire hier) on pourra faire un concours entre DEfacED et STÖMB – mais pour le moment, je vais essayer de ne pas faire de comparaisons.

Recommandé à la fois par Philippe Luttun (de A Taste of Wormwood) et le site Neoprog, cet album compte neuf belles pièces d’un métal progressif instrumental énergique et inventif. Au final, un peu plus de quarante-cinq minutes de musique qui secoue bien, avec des pistes entre quatre et sept minutes.

De façon générale, le métal progressif de DEfacED est assez classique, influencé par la plupart des maîtres du genre, à commencer par Dream Theater, mais ces influences savent rester discrètes et s’accompagnent quelques touches électro qui lui confèrent une certaine originalité, comme on peut l’entendre sur « Obsidia » ou « Dark Planets »

À la fois forte, lourde et planante, la musique de DEfacED a également une nette dominante SF, avec des titres de morceaux comme « Meteor Blast » ou « Rekall ». En instrumental, c’est un excellent accompagnement pour les lectures. Dark Planets souffre néanmoins du défaut classique des albums instrumentaux: il ressasse un peu trop ses recettes et, faute de se renouveler, il fatigue un brin sur la distance.

Ce qui n’ôte rien à ses qualités intrinsèques: en matière de métal progressif, DEfacED est un groupe qui n’a pas à rougir de la comparaison avec d’autres pointures du genre et Dark Planets est un très bon album, tant dans ses compositions que dans son exécution. Il est disponible dans toutes les crèmeries numériques, ainsi qu’en album physique sur la boutique du groupe.

En bonus, un petit « playthrough » tiré de Dark Planets:

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

Vous aimerez aussi...

1 réponse

  1. C’est un album de bonne qualité, très propre, réalisation très polissée, mais comme tu le précises, il y a un « déjà entendu » (le déjà-vu musical) qui fait dire : c’est sympa, mais il manque un petit quelque chose pour passer à l’acte d’achat.

    Le fait qu’il soit tout instrumental ? Le fait que c’est du réchauffé sur certains plans ? J’avoue que je ne sais pas définir le petit quelque chose qui manque, et c’est bien dommage.
    Frederic Bezies Articles récents…Prenez une pincée de Debian GNU/Linux, une pincée d’Illumos, vous obtiendrez Dyson.My Profile

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge

%d blogueurs aiment cette page :