Deus Ex: Human Revolution

Bon, maintenant que j’ai fini Deus Ex: Human Revolution, sorti sur Mac tout récemment, je vais pouvoir télécharger Diablo III. Comme ça va prendre une certain temps, je vais quand même vous parler un peu de ce jeu (Deus Ex, donc, je précise pour ceux qui n’auraient pas lu le titre de cet article; ne riez pas: ça arrive).

Pour simplifier, disons qu’il s’agit d’un jeu de tir à la première personne dans un univers futuriste de type cyberpunk à l’ancienne: nuit permanente, pollution, misère urbaine et corporations en roue libre. Vous voyez le genre: c’est le genre d’univers dans lequel les rôlistes des années nonante se reconnaîtront.

C’est d’ailleurs le même univers, vingt-cinq ans plus tôt, que celui des deux premiers Deus Ex, parus il y a plus de dix ans. En fait, la trame de l’histoire raconte le tout début des “augmentations”, la commercialisation d’améliorations cybernétiques, en l’an 2027, avec ses adversaires et ses partisans. Deus Ex incorpore aussi pas mal d’éléments post-cyberpunk, comme la question de la transhumanité.

Le principal protagoniste, Adam Jensen, se tape une intro façon L’homme qui valait trois milliards: gravement blessé lors d’une attaque, il se retrouve truffé d’améliorations cybernétiques. Il part ensuite dans une enquête sur l’attaque et ses ramifications, qui dépassent rapidement le simple cadre d’une rivalité un peu brusque entre corporations.

Quand je disais que c’est un jeu de tir à la première personne, c’est vraiment une simplification. Un peu comme le premier opus de la série (le seul auquel j’ai joué), il s’agit surtout d’enquêter et, pour ce faire, mieux vaut ne pas trop débouler, arme en main: les adversaires sont teigneux, visent bien (même au niveau de difficulté le plus simple), se planquent et se coordonnent. Ah, et ils ont aussi des grenades. Ouch.

Du coup, le jeu met une emphase assez forte sur l’infiltration et la discrétion: les passages dans les tunnels de ventilation, le cache-cache avec les gardes et les caméras de sécurité, la neutralisation discrète d’iceux (ne pas oublier de cacher les corps), le piratage des consoles et des serrures, etc. Bon, soyons clair: ça bastonne aussi pas mal – et quand ça bastonne, c’est du brutal!

La gestion des augmentations cybernétiques se fait de façon assez intelligente et très bien intégrée dans le jeu: les actions du protagoniste (piratage, neutralisation d’adversaires, mais aussi quêtes et exploration) lui permettent de gagner des points d’expérience, qui débloquent des points de “praxis”, permettant de déverrouiller ses augmentations “dormantes”. J’ai aussi beaucoup aimé le piratage, qui consiste en un “mini-jeu” assez malin (indice: c’est une capacité importante).

J’ai été moins enthousiasmé par le système d’inventaire, qui est assez cauchemardesque à gérer et qui oblige assez rapidement à des choix cornéliens. En fait, je suppose que j’ai été victime de la sale habitude des autres jeux de tirs, où les armes ne prennent aucune place dans l’inventaire et donc on en charge un max; là, tout à une place donnée – et bien évidemment, plus une arme est puissante, plus elle prend de place. Mieux vaut donc avoir une poignée d’armes bien achalandées en munitions plutôt que huit flingues énormes.

J’ai entendu beaucoup de joueurs expérimentés chouiner sur la courte durée du jeu. N’étant pas réellement un joueur expérimenté moi-même, je l’ai trouvé d’une longueur fort honorable (une bonne vingtaine d’heures, à vue de pied), surtout avec toutes les quêtes secondaires. Bon, il faut dire aussi que, comme je suis mort plutôt souvent, ça aide à prolonger la durée…

Niveau histoire, c’est assez solide dans son genre. Bon, j’ai tendance à grincer un peu des dents quand une trame utilise la notion d’Illuminati ou toute autre référence conspirationniste de ce niveau, mais c’est assez mineur, somme toute. J’ai bien aimé la possibilité d’avoir à faire des choix moraux qui ont un impact réel sur le jeu, notamment à la toute fin; ça aurait pu être poussé plus loin, mais c’est déjà pas mal.

Donc, vraiment bonne expérience que ce Deus Ex: Human Revolution! J’avais joué au premier, qui avait fini par me frustrer à cause d’un blocage sur un niveau, mais cette nouvelle version est vraiment sympa. Par contre, il faut une config puissante: même mon Mac Pro huit cœurs avec sa carte graphique de combat avait parfois du mal (notamment à Hengsha, avec ses paysages urbains sur douze mille étages).

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