Disperse: Foreword

Disperse: Foreword

Et voici la cinquième chronique en relation avec la soirée prog à Aarau de ce vendredi – dernier, mais non des moindres. Disperse est un jeune quatuor polonais dont c’est ici le deuxième album, intitulé Foreword, et qui donne dans le néo-prog contemporain.

Pour être plus précis, Disperse est un groupe que l’on peut rapprocher de Frost* pour son approche renouvelée de l’esprit du néo-prog: une fusion réussie entre le côté catchy du pop-rock et la complexité des compositions prog. Niveau pop, c’est effectivement une musique qui pétille pas mal; s’il y a une piste qui s’appelle « Bubbles », ce n’est peut-être pas un hasard.

Au reste, le format de Foreword est également dans cet esprit, avec onze pistes et un peu plus de cinquante minutes, des morceaux le plus souvent entre trois et cinq minutes, avec quelques exceptions – aucune d’entre elles ne dépassant les dix minutes.

Je dois avouer que si je chronique cet album en dernier, parmi les cinq que j’ai téléchargés il y a deux semaines, ce n’est pas parce qu’il est objectivement moins bon – ce n’est pas le cas – mais plus parce que j’ai eu un peu de mal à entrer dedans.

Je suppose que c’est l’inconvénient de taper de trop près dans les sonorités pop-rock, quand on cherche à attirer l’attention du vieux prog-head blanchi sous le harnois (ou le casque audio, c’est selon).

Cela posé, Disperse réalise ici un album de belle tenue et, s’il leur manque un gros grain de folie et d’énergie pour aller se mesurer à leurs maîtres britanniques que sont la bande à Jem Godfrey, Foreword est néanmoins un album qui mérite un intérêt.

Le groupe a un talent certain pour les mélodies qui sonnent juste, pour les ambiances en clair-obscur et pour justement cette alchimie entre la simplicité qui attire l’oreille et la complexité qui la retient.

Foreword n’est pas un album exceptionnel, mais il est très bien fait et servi par des musiciens remarquables; il mérite une écoute attentive pour en saisir toute la subtilité. Ça tombe bien, il est sur Bandcamp.

Et le sixième groupe, me direz-vous? Eh bien c’est Haken et ils n’ont pas de nouvel album, mais ce n’est pas grave: ils sont cools quand même (et ça ne fera que trois fois que je les vois en concert).

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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