Dix jours avec Diablo III

Il fallait s’y attendre (et, à dire vrai, j’avais prévenu): sitôt Deus Ex bâché, je suis allé télécharger Diablo III. Oui, je sais, la boîte est moins chère, mais c’est une boîte et j’en ai déjà trop. Donc, téléchargement. J’appréhendais un peu, mais j’y avais un peu joué chez Fulgan auparavant et ça m’avait convaincu que c’était dans la lignée de ce que j’attendais: du combat bourrin.

Alors oui, c’est un jeu qui peut se jouer fin, tactique, subtil et tout, mais soyons clair: le fun de Diablo III, c’est de prendre un barbare, de se jeter au milieu d’une horde de monstres et de faire voler corps, armes, éléments d’anatomie et bouts de décor. C’est très défoulant. À peu près autant que le Negev à Urban Terror, c’est dire (les connaisseurs apprécieront).

Pour ce qui est de l’intrigue, pas besoin de trop se fouler: c’est du med-fan bête et con. Vous, héros plus ou moins solitaire, allez vous coltiner une fois de plus des hordes de diables, démons, morts-vivants et autres sales bêtes, sorties des enfers rien que pour vous embêter (et, accessoirement, détruire le monde). Je ne vous en dis pas plus: il y a une petite surprise vers la fin, mais ce n’est pas non plus exactement un retournement à la Keyser Söze.

Il y a plein de petites nouveautés sympas dans le jeu, comme une gestion très simplifiée de l’identification et du portail (en gros, on peut le faire tout le temps, mais ça prend un petit moment) et du passage de niveau. Beaucoup plus de choses se basent sur des compétences, elles aussi simplifiées, mais avec juste assez de variantes pour que ça reste intéressant. De ce point de vue, je trouve que c’est un bon compromis entre simplification et personnalisation.

Plus de Cube horadrique non plus, mais des artisans spécialisés dans la fabrication d’armes et la combinaison des gemmes. Quelques petites touches sympathiques en aventure, où on peut gagner un bonus d’expérience grâce à des extraits de journaux de voyage ou la première fois que l’on croise un monstre (avec description de la bestiole en audio à l’appui). On peut se choisir des PNJ pour accompagner sa quête, PNJ qui ont de temps à autres de conversations surréalistes.

J’ai testé deux classes: le Barbare (comme son nom l’indique) et la Chasseuse de démon, qui s’apparente un peu à l’Amazone de Diablo II (armes à distance). Le premier est à mon avis plus facile à gérer, étonnamment: le côté tank est plus intéressant que les dommages à distance. Avec les deux personnages, j’ai fini le jeu en mode normal et j’attaque le niveau de difficulté supérieur; autant dire que ça ne rigole plus!

Le gros point négatif du jeu, c’est une connexion avec le serveur qui est obligatoire et erratique. En gros, si tu n’as pas Internet, tu ne joues pas et si les serveurs de Blizzard ne suivent pas, tu ne joues pas non plus. Disons les choses ainsi: les serveurs de Blizzard ont du mal à suivre. Ça tombe assez souvent en rade: soit les serveurs de jeu sont en carafe, soit le système d’identification qui fait des siennes.

Bref, après une dizaine de jours, je dirais que, quand ça fonctionne, Diablo III est très bien, mais que quand ça ne fonctionne pas, c’est très frustrant (surtout que ça dit rarement pourquoi de façon claire). C’est un jeu qui ne révolutionne absolument rien, mais qui reprend le classique qu’était Diablo II et en améliore certains éléments. Si on aime ce genre (ou Torchlight), ça va être dur de justifier ne pas y jouer.

En plus, un jeu vidéo qui sort en même temps sur Windows et sur Mac, ça mérite d’être signalé.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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1 réponse

  1. Modran dit :

    Aaaah, Diablo 3… Je l’ai acheté principalement parce que sinon les soirées réseau avec les potes allaient se faire sans moi. Bilan: un premier soir catastrophique où j’ai mis plus de 2 heures à les rejoindre, un mode normal qui se torche en 2 coups de cuillère à pot, et un désintérêt « rapide » pour le mode solo à la moitié du nightmare.
    Ca, c’est pour le négatif.
    Pour le positif, en multi, il est très sympa. Le niveau normal est encore plus ridicule, les monstres fondent en moins de 3s (on a fait le 4e acte en moins d’une demie-heure chrono; achievement :p), mais le nightmare devrait faire apparaitre de vraies stratégies. Et honnêtement, y a eu bon nombre de fous rires dessus (quoique pas autant que sur Dungeon Defenders pour le moment).
    je trouve un peu dommage d’etre obligé de passer par le niveau de difficulté « gentillet » avant d’attaquer un vrai truc. Ca veut dire 20-40h de jeu avant… Que ça démarre, quelque part.
    Positif toujours, j’aime bien les runes liées aux compétences, ça permet d’avoir son style de jeu… On a déjà vu dans notre groupe qu’on ne jouaient pas une même classe de la même manière. Et on ne prend pas les mêmes en solo, à 2 ou à 4.
    Bref, on verra combien de temps on passera dessus !
    Modran Articles récents…Sphere of the darkMy Profile

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