Do Make Say Think: Stubborn Persistent Illusions

Do Make Say Think: Stubborn Persistent Illusions

Do Make Say Think est un groupe de post-rock qui va vous casser les idées reçues sur ce genre. Je préfère vous prévenir tout de suite, d’une part parce que Stubborn Persistent Illusions, comme son nom ne l’indique pas est un album à part et, d’autre part, parce que j’ai tendance à râlouiller sur le manque d’originalité du post-rock et ça ne va pas être le cas ici.

Do Make Say Think est un groupe canadien qui aligne déjà plus de vingt ans d’expérience. Contrairement à beaucoup de ses petits camarades, il n’a pas explosé en vol et il a également mis à profit cette longévité pour aller au-delà des limites – somme toute assez étroites – du post-rock. Ainsi, on va y trouver de grosses inspirations jazz, folk, élecro, krautrock et prog.

Autre particularité: Do Make Say Think n’a pas l’air d’être du genre à pondre des palanquées d’EP atrophiés: Stubborn Persistent Illusions est un beau bébé, avec neuf pistes et un total de plus d’une heure. La moitié des morceaux dépassent les cinq minutes et “Horripilation” atteint la marque des dix minutes. C’est aussi leur premier album en huit ans d’absence.

Certains groupes ont tendance à transcender leurs genres d’origine tellement fort qu’ils passent corps et âmes de l’autre côté. Do Make Say Think parvient à garder le cœur d’un post-rock plutôt énergique tout en y insufflant une foule d’idées, sinon nouvelles, du moins rarement entendues dans ce style.

Ainsi, l’auditeur éclairé pourra s’émerveiller des inspirations venues de Yann Tiersen ou Philip Glass (“Horripilation”), de King Crimson (“War on Torpor”), quelques accents à la Jean-Michel Jarre sur “Bound”, voire des passages façon western

Bref, cet album est excellent: il combine la capacité du post-rock à produite de très belles ambiances et atmosphères musicales avec une réelle inventivité, notamment sur “And Boundless”. Le son, très “rond”, très riche et très organique, est également une excellent surprise.

Rien que pour son originalité, Stubborn Persistent Illusions mérite qu’on lui accorde une oreille attentive. Vous pouvez d’ailleurs ce faire sur la page Bandcamp du groupe et je vous le recommande, surtout si vous pensez que le post-rock n’a plus grand-chose à offrir. Mes remerciements à Totoromoon pour la découverte.

 

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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